vendredi 22 juin 2012

UN BOURGOGNE GENIAL...ET A 10,50 EUROS


Vigneron, vos papiers

Couleur : Blanc
Pays : France
Région : Bourgogne
Genre : sec
Dégusté le : 22/06/2012
Note : 17/20
Prix public départ Domaine : 10,50 €

lundi 18 juin 2012

Une bonne rasade de Rhum Arrangé, Mi Plisi !



Partout où se trouve la canne à sucre, il y a du rhum.

Partout où il y a du rhum, on fait du rhum arrangé.

Pas clair ? Je reprends fissa. La canne à sucre -  plante la plus cultivée au monde avec 1,7 milliards de tonnes produites annuellement - a ses petites habitudes. Elle ne supporte pas le froid, comme la belle mère d'un de mes vieux amis, qui ne supporte rien du tout, du reste. Elle apprécie d'être irriguée, exactement à l'image de mon voisin du dessus qui n'est jamais contre le principe d'une irrigation répétée de 9 heures à 21 heures au bistrot d'en face.
La célèbre graminée aime également les sols riches en matière organique (surtout ceux de Jean-Sébastien Bach), et si tout se passe comme prévu, la récolte intervient au bout de 12 mois environ.
On casse alors les tiges au-dessus du premier noeud et on récolte la partie basse de la tige dans laquelle le taux de sucre (du saccharose, comme dans la betterave sucrière) est le plus important. Ces cannes, on va les broyer et les presser rapidement (sous 36 heures au grand max) pour en extraire le vesou, un jus fermentescible qu'il va également falloir débarrasser de ses impuretés par diverses méthodes - que je vous expliquerai un jour où je n'aurai que ça à faire -.
Le vesou est notre ami. Avant tout parce qu'il sent bon et renferme une molécule très odorante (l'acide 2-éthyl-3-méthylbutanoïque). A un moment donné, y en a marre, sans qu'on s'en rende compte, on a quitté vesoul(l). The vesou va macérer, fermenter puis être distillé pour donner naissance à notre rhum, ni arrangé, ni même arrangeant, mais très exactement et très officiellement qualifié d'agricole. Car le rhum agricole dont vous avez tant et tant de fois lu mention sur les étiquettes, c'est ça, un rhum issu du vesou fermenté puis distillé, à la grande différence du rhum industriel, qui, lui, est issu de mélasse de canne (le résidu de la canne).
Notre rhum agricole va sortir de la colonne ou de l'alambic à 70° et sera fréquemment dilué pour obtenir un alcool titrant entre 40 et 60 degrés la plupart du temps. 

L'un de mes rhums blancs préférés provient de chez Bielle, à Marie-Galante (15 euros les 50 cl. ) Un rhum exubérant, parfaitement festif


Pour devenir "rhum agricole blanc", il va lui falloir subir un élevage de trois mois en foudres de bois (d'une durée de 12 mois si l'on veut un "rhum paille"; de 18 à 36 mois pour un "rhum ambré", de trois ans au moins pour un "rhum vieux"; de six ans et plus pour un "XO" ou "hors d'âge").

Un Rhum J. Bally de 1929. Délicieux, vous pouvez me faire confiance


Et notre rhum arrangé ? Minute papillon, j'y viens. Il est dit arrangé quand on ajoute au rhum blanc une certaine quantité de fruit et/ou de plantes qui vont macérer et donner un goût prononcé. Une tradition encore très répandue partout où on le produit, chaque famille ayant "sa" recette maison de rhum arrangé.



Moi j'adore tout ce qui est bien arrangé. C'est en nantais (au pays du muscadet, vous avez bien lu) que j'ai trouvé mon bonheur. Chez un passionné, Cédric Brément, à Sainte-Pazanne (au sud ouest de Nantes, à tire d'aile du lac de Grand-Lieu) qui s'est lancé il y a quelques mois.

Une petite gamme très artisanale, que j'ai pu déguster depuis Paris, hormis l'arrangé à l'ananas qui fût à deux reprises bousillé par les services de la poste (ou plus certainement picolé) et que je n'ai pas encore pu tester.

Mention spéciale pour le "carambole-passion".  Issu d'une macération de fruit de la passion et de carambole. 

Pour celles et ceux qui n'en ont jamais vu, le fruit de carambole ca se présente comme ça, voyez-vous : 


Le prix de chaque cuvée est de 26 euros les 70 cl. Un prix somme toute extrêmement raisonnable, fruit d'un travail d'assemblage sérieusement réalisé. Bref, une excellente adresse pour amateurs de savoureuses bizarreries.

Boutique en ligne ici.




dimanche 10 juin 2012

WEEK-END IDEAL EN ALSACE, entre Sélestat et Colmar

 Hunawihr


 Pierre Trimbach dans ses oeuvres. Ne pas chercher à le rencontrer serait une faute de goût.

 Dans le Schlossberg
 Laurence Faller dans ses vignes. Le domaine éponyme est au top niveau.

 Bergheim

Emotions fortes à la volerie des aigles, à Kintzheim

Parcourir le Mambourg, une évidence


Retrouvez toutes mes adresses secrètes, sur le site de la RVF, ici.


DANS LA BIBLIOTHEQUE BACHIQUE IDEALE, Le vin, le vent, la vie d'Abû Nuwâs



Ce sacré coquin d'Abû Nuwâs a vécu au VIIIème siècle. Il était arabo-persan comme un autre auteur de choix, Omar Khayyam (qui vévut lui au XI-XIIèmes siècles) et dont j'ai parlé avec gourmandise, à plusieurs reprises.

Le Vin, le vent, la vie (74 poèmes traduits, publiés chez Actes Sud) fait partie de ces ouvrages suspendus par lesquels on ressent à quel point le vin est objet majeur de civilisation. Célébrer le vin c'est revenir sur ce qui fonde, déploie et pérennise les rapports entre les hommes, pour mieux échapper à la sauvagerie humaine.

Une savoureuse lecture que vous serez bien inspiré de faire, seul, au calme, à petite gorgée d'un envoûtant Rivesaltes du Domaine Puig-Parahÿ. (où l'acheter, ici par exemple)



vendredi 8 juin 2012

Apporter son vin au restau : Cool ! Mais où ?


C'est une sacrée bonne question : dans quels restaurants peut-on apporter sa bouteille à Paris ?

WEEK-END DE REVE A COGNAC




Dans l’un des 26 chais de vieillissement de Remy-Martin à Cognac. 



Chacun d’eux rassemble 6000 fûts de Cognac qui attendent patiemment leur heure...
Copyright Thomas Bravo-Maza


La région ruisselle d'un jus précieux, le Cognac. Au cœur des deux charentes, prenez la route des vignes et des chais puisque je vous glisse à l'oreille mes adresses secrètes




jeudi 7 juin 2012

UN ALCOOL EROTIQUE



Je vous en parle très bientôt...




IROULEGUY BU DU CIEL

 Vu du ciel, le vignoble basque évoque parfois les rondeurs d'une femme

En chemin, depuis Biarritz, arrêt obligatoire chez Cédric Béchade (avec ses faux air de Jean Dujardin). L'auberge basque compte indiscutablement parmi mes adresses préférées en France

 Thérèse et Michel Riouspeyrous (Domaine Arretxea). 
Leurs vins entrent dans les palais les plus raffinés

La rarissime cuvée Bizi Berri,  un concentré de vin identitaire qui fait le plus grand bien, signé Jean Brana

Les courbes d'une femme, dis-je 

 Détente à l'hôtel d'Arcé

Peio Espil (Domaine Illaria) et ses vins de silence, une bouleversante quête d'absolu


Le discret Jean-Louis Costéra. Ses rouges ont de sauvages exhalaisons



Saint-Jean-Pied-de-Port. J'ai testé son office du tourisme. Et approuvé. 

Nuit douillette à Ostapé

Avec mon pilote, Manex Mendiboure


Retrouvez toutes mes bonnes adresses pour un week-end parfait à Irouleguy ICI




dimanche 27 mai 2012

Félé du bulbe : REVELATIONS SUR L'AIL







C’est vrai, l’ail a mauvaise réputation. Aie, aie, aie…on le suspecte de mal se digérer, de donner une haleine de bœuf…Sait-on au moins que l’ail est bactéricide, fongicide, vermifuge, et même bon pour les voies respiratoires, sans oublier d'autres propriétés que je vous révèle dans ce post? Si vous pensez un tant soit peu à votre santé, prenez le temps de le lire.


L’ail est un alicament, c’est à dire un aliment et un médicament. Au cours de la grande peste de Marseille, en 1726, quatre voleurs très malins s’étaient même protégés de la contagion en ingurgitant un mélange d’ail et de vinaigre…et pillèrent à leur guise les maisons des malades…

Une chose est sûre, science à l'appuis : l'ail a des propriétés pharmacologiques et thérapeutiques avérées. Pensez bien à écraser votre ail avant de le couper frais.  La raison ? En s'écrasant, grace à l'action de l'enzyme aliinase, il libère l'aliine qui se transforme en allicine, un composé fulfuré aux vertus indiscutées. Un mot de précision s'impose. Le professeur David Khayat, célèbre cancérologue français, a publié en 2010 "Le vrai régime anti-cancer" (chez Odile Jacob), un ouvrage qui fait référence par son sérieux. Ce chef de service de l'unité d'oncologie de la Pitié-Salpétrière, à Paris, ne marque aucune ambiguïté au sujet de l'ail, qu'il classe parmi les meilleurs aliments anti-cancer qui soient. Il évoque un fait majeur : on sait désormais que certains produits vont inhiber les HDAC, diminuant ainsi le risque de cancer. Il s’agit notamment de la Diallyl Disulphide contenue dans l’ail. Il précise en outre que "l'on a pu démontrer que le jus de pamplemousse, l’ail ou le vin rouge étaient capables d’inhiber ces enzymes de « phase I »et de diminuer ainsi le risque d’avoir un cancer" (source : Food, Nutrition, Physical Activity, and the Prevention of Cancer: a Global Perspective. Washington DC: AICR, 2007).

Par ailleurs, on apprend dans l'ouvrage de Khayat que certains aliments (comme l'ail mais aussi le topinambour, la banane, chicorée, oignons, orge, asperges…) permettent une accélération du transit car ils contiennent des biocomposés (fibres, oligosaccharides…) non digestibles par l’intestin humain. Ce sont les prébiotiques. Dès qu’ils arrivent dans l’intestin, ils deviennent la cible privilégiée d’un processus de fermentation lié aux bactéries présentes dans le milieu, stimulent la production des ferments non pathogènes (probiotiques) Grâce à cette fermentation, il va y avoir production locale, au niveau du colon, d’une grande quantité d’une enzyme, la glutathion-S-transférase, enzyme capable s’il en est, de détoxifier la plupart des produits cancérogènesEnfin, dans l'ouvrage, Khayat donne quelque détails sur la présence d'allicine et d'enzymes alliinase dans l'ail, les oignons, et autres alliacées qui s'en servent comme mécanisme de défense contre leurs parasites et leurs prédateurs. Ces légumes contiennent ce composé organo-sulfuré bien connu depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, qui est un puissant antioxydant, anti-bactérien, antifongique, antiviral et anti carcinogène et détoxifiant (source : Aviello G, Abenavoli L, Borrelli F, Capasso R, Izzo AA, Lembo F, Romano B, Capasso F., Garlic: empiricism or science? Nat Prod Commun. 2009 Dec;4(12):1785-96). Il faut peler et écraser l’ail pour qu’il dégage l’alliinase qu’il contient car si l’on chauffe l’ail sans l’avoir épluché, cette enzyme sera inactivée. En revanche, l'alliinase résiste parfaitement à la conservation dans l’ail écrasé ou coupé en touts petits bouts. Ces produits jouent un rôle extrêmement important dans la prévention du risque de cancer de l’estomac, avec une réduction du risque de l’ordre de 40% chez les gros consommateurs. Il semble que les mêmes effets puissent être atteints en ce qui concerne le risque de cancer du colon (source : World Cancer research Fund. (Food, Nutrition, Physical Activity, and the Prevention of Cancer: a Global Perspective. Washington DC: AICR, 2007).


Donc, en clair, le bon geste c'est celui-ci.


La sexualité de l’ail, parlons-en. Ou plutôt n’en parlons pas puisque l’ail n’en a pas : c’est grâce à ses bulbilles – de petits bulbes – qu’il se reproduit sous terre de manière originale. Donc, une bonne fois pour toutes, l'ail ne se sème pas, il se plante. Depuis quand ? La culture de l’ail, on la doit aux mongols puis aux chinois, via la route de la soie. Mais en 1330, Alphonse de Castille l’interdit en Espagne. Notre Henri IV croquait, lui, une gousse dès le réveil. Grâce à Hérodote, on sait même que l’on doit à l’ail les premières grèves de l’Histoire, sous les Egyptiens, lorsque les 100.000 ouvriers bâtisseurs de pyramides ne pouvaient plus s’en nourrir…

Mes conseils pratiques


Quoi choisir ? Laissez-moi vous affranchir.

Ail blanc – le plus répandu – je refuse systématiquement d'acheter de l'ail qui vient de très loin (Argentine, Chine - la Chine est devenu le premier producteur d'ail au monde et représente 75% du marché mondial-). C'est essentiellement de l'ail de contre-saison (soit pendant l'hiver et jusqu'au début du printemps). Mais quand c'est pas la saison, c'est pas la saison ! Cet ail dont le goût est le plus discret de tous les aulx, laisse souvent à désirer côté fraicheur (trop mou, caïeux abîmés, meurtri, flétri, voire pourri, un caïeux, en magasin, ça se tâte, ne l'oubliez pas).

Ail violet – plus farineux – mais assez savoureux dans l'ensemble, en tout cas, son goût est plus prononcé.

Ail rose de Lautrec – le meilleur, la star –. Il a obtenu le Label rouge dans les années 60. C'est vraiment un ail avec un accent, dans le Tarn, à proximité de Toulouse. Autour du village médiéval classé parmi les plus beaux de France, les producteurs sont nombreux. Pourquoi les grands chefs en font grand usage ? Un ail rose de Lautrec, c'est fort en gueule, long en bouche, un rien sucré, une merveille, je vous dis.

Un peu de patience, vous en trouverez à partir de la mi-juin. 
Rien ne vous empêche d'aller faire la fête à Lautrec, début août, à Lautrec.
Une manouille d'ail rose de Lautrec




Vous pouvez également jeter votre dévolu sur l'ail de Lomagne. D'excellente qualité. 

Et même sur le rarissime ail rocambole, très long en bouche. Ou le singulier ail fumé du nord. Ou encore l'ail des ours (allium oursinum), dont le goût ressemble à la ciboulette. Sans oublier l'ail de Cherrueix, produit à tire d'aile du Mont-Saint-Michel. A ma connaissance, on n'en trouve malheureusement que dans la région.


A noter enfin pour les plus curieux que les producteurs d'ail de la région de Cadours (Cadours est situé à l'ouest de Toulouse), mettent en ce moment les petits plats dans les grands afin de faire inscrire leur ail violet comme AOP (au niveau européen) et en AOC. Une démarche encore plus restrictive que celle, déjà très sérieuse, qui concerne l'excellent ail rose de Lautrec sous le Label Rouge. Les gens de Cadours (www.ail-violet-cadours.fr/, voir son président, Lilian Bernard) estiment que tous les éléments sont réunis pour donner lieu à des aulx de terroir. L'INAO examine le dossier depuis plusieurs années et devrait rendre son avis prochainement.





Ah, sur une tartine de bon pain, frotté, comme ça…avec juste un filet d’huile d’olive…Rien de plus simple, moi, ça me fait chavirer.


Mais, mais mais… 



De grâce, ne commettez plus un crime : le coup de couteau dans le gigot pour le fourrer de gousses d’ail. S’en suit une hémorragie de jus, un crime à la Simenon, je vous dis ! La solution : placez de l’ail en chemise (à carreaux) autour du gigot, Tel Charles Ingalls, il se relèvera bien vite les manches et fera son travail.


Pour en savoir plus. Je ne peux pas tout vous dire ci mais à A à bon entendeur, sur la chaîne TSR, nous venons de diffuser une émission sur l'ail, c'est tout frais, elle date du 15 mai. Profitez-en, ici.







vendredi 25 mai 2012

UN PLAN EN OR A ZERMATT AVEC VUE SUR LE MATTERHORN


Quand on va à Zermatt, c'est pour voir ça.


Le charmant village valaisan est une destination très chic l'hiver, on s'en doute, le téléphérique (le plus haut du monde) vous emmène en des hauts-lieux devant LA montagne magique (4478 m).

Mais on pense moins à la montagne l'été, pas vrai ?

Alors qu'en plus, Zermatt est l'un des rares endroits au monde où l'on puisse skier en plein mois d'août. Et se promener dans ses rues sans voiture.



Zermatt, qui est impensable l'hiver (c'est blindé très très longtemps à l'avance, à des prix de tarés, vous n'imaginez quand même pas rivaliser avec des russes en or massif ou des mushrooms chinois?), est beaucoup plus cool de juin à septembre. C'est l'une de mes planques de villégiature préférées.

L'hôtel Welcome, par ses prix ultra doux, que j'ai déniché il y a trois ans, est archi réservé à l'avance durant l'hiver, vous vous en doutez bien (à mon avis, déjà full pour Noël prochain...) mais beaucoup plus accessible pendant l'été. 






Où ca ? Suisse, en Valais. Après Sierre, prendre la direction de Visp puis Täsch (où se trouve le parking de Zermatt car les voitures sont strictement interdites dans le village).

L'hôtel : Hôtel Welcome, Tél. + 41 27 967 15 81 (on y parle français, et c'est pas si fréquent à Zermatt), www.welcome-zermatt.ch

Wie vel ? à partir de 130 CHF (soit 108 €) par nuit. En clair, un plan ultra raisonnable pour Zermatt ou les prix deviennent dingues.







lundi 21 mai 2012

Mes adresses secrètes en Alsace et Allemagne du sud


Eguisheim la belle, bue du ciel 

René Muré, vigneron majeur de la région





La jeune vigneronne Agathe Bursin ira très loin, c'est le moment ou jamais de la rencontrer


Bernhard Huber et ses pinots noirs suprêmes
 Le grand cru Schlossberg...mais côté allemand

 L'un des terroirs les plus spectaculaires au monde, le Rangen, à Thann



L'interprète majeur du Rangen de Thann, Olivier Humbrecht. Le monde entier s'arrache ses vins. 


Le bon Dr Heger, découverte de mon reportage. Des spätburgunder (pinots noirs) dignes des tous beaux terroirs de la côte de Nuits, à bon entendeur.

Mon pilote G. Pâques et moi. Il m'a laissé les commandes pour la mise en finale et l'atterrissage de l'appareil. Vielen dank !


Bu du ciel. Prenons la route des vins d'Alsace au sud de Colmar, à Eguisheim. En l'espace de 35 kilomètres seulement, quatorze grands crus aux noms évocateurs : Pfersigbzerg, Eichberg, Hatschbourg, Goldert, Steinert, Vorbourg, Zinnkoeflé, Pfingsberg, Spiegel, Kessler, Saering, Kitterlé, Ollwiller et le dernier et non des moindres, le Rangen, à l'extrémité méridionale de la route des vins d'Alsace, le long de la rivière Thur, à Vieux-Thann. Magique Rangen ! Tout amoureux du vin se doit de l'avoir parcouru au moins une fois dans sa vie, et chemin faisant, d'avoir ressenti l'énergie volcanique si particulière qui s'en dégage. Et puisque l'Allemagne n'est accessible qu'à quelques minutes seulement par la route, l'occasion est trop belle de découvrir les terroirs du sud du pays de Bade, exceptionnels et pourtant terriblement méconnus dans l'hexagone. Notre circuit n°1 offre cette opportunité par la route, sur deux jours afin de faire un trait d'union passionnants entre grands vins alsaciens et cuvées d'outre-Rhin. Entre septembre et mi octobre, l’automne est notre saison préférée en Alsace, lorsque les coteaux de vignes se parent des plus belles couleurs que la nature nous offre un spectacle renversant, surtout après la pluie, au moment précis où le ciel hésite entre le bleu clair et le gris foncé. On sera fort avisé de prendre un peu d'altitude dans ces conditions puisque les courbes langoureuses du vignoble sont si esthétiques, vues du ciel. C'est de l’aérodrome de Colmar-Houssen que vous pourrez décoller en ULM avec l'excellent pilote-instructeur Gilbert Pâques (Aero-retro, 43 route de Strasbourg, Tél. 06 76 04 32 45) pour un vol d'une heure et demi riche en émotions fortes.

Riesling & pinot noir. L'Alsace ne saurait se résumer au seul riesling car, après tout, qu'ils considérés comme « nobles » (entendez « aptes en grand cru ») ou non, sylvaner, pinots, auxerrois, gewürztraminer ou muscat font vibrer l'âme de la région. Néanmoins, le grand vigneron René Muré a coutume de comparer le cépage riesling à un lac de montagne où l'eau froide, pure et transparente, permet de distinguer chaque détail. Très peu de cépages, il est vrai, ont une telle capacité à faire ressortir tous les reliefs du terroir. Le riesling offre à l'évidence un thème de week-end oenotouristique idéal. Côté allemand, le pinot noir (blauer spätburgunder) est LE cépage à découvrir en priorité, au cœur du Kaiserstuhl, à Ihringen et Achklarren, en pays de Breisgau, à Malterdingen, ou dans dans Markgräflerland, autour de Bad-Krozingen. A l'unisson de ces paysages inattendus.


Mes adresses préférées pour le séjour idéal

Les vignerons

Clos Saint Landelin, route du vin 68250 Rouffach, tel : 03 89 78 58 00.
Dirler-Cadé , 68500 Bergholtz, tel : 03 89 76 91 00. Réputé pour ses grands crus Saering, Spiegel, Kessler et Kitterlé, au top pour la qualité du travail effectué par Jean, Ludivine et Jean-Pierre Dirler.
Zind-Humbrecht , route de Colmar, 68230 Turkheim, tel : 03 89 27 02 05. Une visite et des vins qui marquent la mémoire à jamais.
Paul Ginglinger, à Eguisheim, Tél. 03 89 41 44 25. Remarquable rapport plaisir-prix.
Schlumberger, 100 rue Théodore Deck à Guebwiller, Tél. 03 89 74 27 00. Excellent site oenotouristique, acueillant et pédagogique.
Agathe Bursin, 11 rue de Soultzmatt à Westhalen, Tél. 03 89 47 04 15.
Weingut Bernhard Huber, à Malterdingen, Tél. + 49 76 44 12 00. Le maître du Kaiserstuhl.
Weingut Martin Waßmer à Bad Krozingen-Schlatt, Tél. + 49 76 33 15 292.


A table

Restaurant Klein, 68570 Soulzmatt, tel : 03 89 47 00 10. cave extrêmement riche (plus de 10.000 bts.), cuisine simple et fraîche. Carte 30 € env.

La Nouvelle Auberge , 68230 Wihr-au-Val, tel : 03 89 71 07 70. Carte 40 € env.

Restaurant de la Gare, 2, Rue Soppe à Guewenheim, Tél: 03 89 82 51 29. Cate 40-45 €. L'une de nos adresses préférées.

Auberge Saint-Laurent, 1 rue de la Fontaine à Sierentz, Tél. 03 89 81 52 81. Facture classique, réalisation impeccable. Carte 65 € env.

Schwarzer Adler, à Oberbergen, Tél. + 49 76 62 933 010. Meilleure table de la région, carte 70 € env.


Nuits douillettes

Hôtel-Spa Les Violettes, à Jungholtz, Tél. 03 89 76 91 19. Un vrai coup de cœur. A partir de 140 €.

Le Schaeferhof , 6 rue de Guebwiller 68530 Murbach, tel : 03 89 74 98 98. Sylvie et Robert Rothenflug sont des champions de l'art de vivre en Alsace. Spa, fitnerss. A partir de 145 €.

Domaine Meyer, 4 rue des trois chateaux, à Eguisheim, Tél. 03 89 24 53 66. Chez le vigneron, gites et chambres contemporaines et coquettes à partir de 33 € la nuit.


Mon coup de cœur pour Joachim Heger, à Ihringen

Attention, préparez-vous à vivre un grand moment d'émotion ! Enthousiaste, truculent, et d'une rigueur époustouflante, Joachim Heger est le vigneron à découvrir en ce moment. La gamme (de 7,50 € à 39,80 €) exprime sur un ton mezzo voce la musicalité évidente de ces grands et spectaculaires terroirs volcaniques d'Ihringen et d'Achkarren, à tire d'aile de la frontière mais que l'on ne connaît pas encore en France. Les cuvées de pinot noir (Winklerberg Häusleboden 2008, 39,80 €), Mimus 2009 (21,90 €) ou Achkarrer Schlossberg 2008 (39,80€) laisseront un souvenir tenace.

Weingut Dr. Heger, 

Bachenstraße 19/21
à Ihringen, Tél. 
+ 49 76 68 205.



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