dimanche 26 septembre 2010

Péchés en ligne...les beaux produits DUPERIER



Je continue mon tour de France des meilleures boutiques gourmandes en ligne avec celle de la maison Dupérier, à Souprosse, dans les Landes.

On me demande souvent où j'achète mon foie gras. C'est souvent ici. 

Je n'y achète jamais de conserve de foie gras puisque je me sers du foie frais que Dupérier vend (aux grands chefs parmi lesquels Michel Bras) pour confectionner mes terrines de fg. La raison? Pour moi, aucune conserve n'est mi-cuite comme j'aime, elles ont toutes un goût de chaud, qui ne va pas, oh je sais ce que vous allez me dire, qu'il y a ceci, cela, la caresse d'une tranche de fg est une affaire trop importante et j'ai tranché, le fg doit être mi-cuit. 


Le catalogue en ligne (paiement possible par carte bancaire) ne se limite pas, loin s'en faut,  au charme du foie gras. On peut même se faire un fond de cuisine - vous savez, ces produits-ingrédients de base qu'il faut avoir en permanence pour démarrer un frichti improvisé à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit - avec des confits, pâtés, cèpes cuisinés, garbure...

Bon, simple, accessible, fiable.





vendredi 24 septembre 2010

Les fabuleuses conserves de la Maison Courtin, en ligne!

La conserverie Courtin est l'une des dernières maisons artisanales bretonnes. 






Elle a récemment décidé de vendre ses produits en ligne (et pas seulement à la ligne), je ne pouvais pas garder l'info pour moi, vous me connaissez, il faut toujours que je ramène mon grain de sel. Et puis je vous ai à la bonne, vous le savez, j'aime bien vous voir prendre du plaisir.


De sel, justement, parlons-en. Puisque je suis tombé fou amoureux de leur soupe de poisson et de la bisque de homard, fines et peu salées.






Encore plus fortiche, et donc à ne manquer sous aucun prétexte, le confit de Saint-Jacques.
Courtin est la seule maison, à ma connaissance, à commerce cette merveille. 


J'aimerais  me faire bien comprendre, alors attachez vos ceintures ladies & gentlemen this is your captain speaking, welcome on board to Concarneau : Les noix de St-Jacques sont cuisinées au beurre frais et gardées en confit dans des pots de grès pendant 3 semaines, puis elles sont à nouveau cuisinées au beurre frais avec des oignons. 


La Recette est  inchangée depuis 1893 et c'est parfait comme ça. En bouche, on a le fondant d'un foie gras mais la saveur de la Saint-Jacques, on est dans le baroque le plus pur, Gilles Deleuze aurait adoré s'empiffrer de ce confit de Saint-Jacques.


http://www.conserverie-courtin.com/
Vente en ligne possible par carte de crédit.



5 hôtels pas comme les autres


L'Iglu Dorf à Zermatt, Suisse







































Le Havenkraan Hotel, en Hollande


















Le Vuurtoren Harligen, en Hollande





Le quai 48 Paris Vacation, peniche Simpatico, à Paris, France




































L'exploranter, Bresil

mercredi 22 septembre 2010

Epatants, les vins de Fumin d'AOSTE!




Des vins en vallée d'Aoste? Ben, oui, ça existe. C'est où, dis papa, la vallée d'Aoste?
Régale-toi de cette carte, mon fils, c'est fait pour ça.
A vous aussi ça peut pas faire de mal, et à moi non plus.



 


Donc, maintenant, vous savez ce qu'est la vallée d'Aoste, ou plutôt non, car vous ne connaissez pas encore le Fumin.

C'est quoi le Fumin, dis, papa?

Bon, maintenant, va faire dodo mon fils, laisse-nous entre grandes personnes, c'est du vin, tu es encore trop jeune pour ton premier cours d'ampélographie.

Eh papa, c'est quoi l'ON PO GRA FI?

Maintenant ça suffit, mon fils, c'est l'heure d'aller dormir, monte dans ta chambre, laisse-nous entre férus d'ampélographie.

Bonne nuit papa.

Fais de beaux rêves mon chéri.

Bon, ça vous fait plaisir que mon fils vous prenne maintenant pour un féru d'ampélographie?

OH, là, tout doux! Je vous en prie, ne frétillez pas comme ça, c'est juste la science qui étudie les cépages (les variétés de vignes comme la syrah, le cabernet-sauvignon ou le chardonnay).

Et le Fumin.

Et ça se fume, papa, le Fumin?

Oh, mais que fais-tu encore là, file dans ta chambre, garnement, avant que papa ne se fâche tout rouge, tu es encore trop jeune pour fumer tes premiers Fumins ! (mon fils a 5 ans)

Bien sûr que non ça ne se fume pas le Fumin et cela, vous le saviez déjà.

Que ce que vous ne saviez peut-être pas, Suisses du Valais et Italiens d'Aoste revendiquent chacun la paternité du Fumin. Mais la science a parlé, le Fumin, c'est d'Aoste qui provient. N'en déplaise à mes amis valaisans (la petite arvine aurait la même origine mais là, ne dites pas que c'est moi qui vous l'ai dit, je tiens à skier tranquille encore quelques années sans avoir à mes trousses des tueurs fous comme Roger Moore dans un James Bond dont je ne me souviens plus du nom).

Vous si. Mais soyez gentils, gardez la réponse pour vous. Car le fumin, c'est de cela dont je souhaite vous entretenir ce soir.

Vous avez deux minutes encore? non? Eh bien prenez-les.
Que dites-vous? Vous préférez aller regarder "l'homme du Picardie" à la téle? Eh bien balancez votre poste par la fenêtre, moi c'est que j'ai fait il y a 7 ans.

Aoste, la plus petite des régions viticoles d'Italie (25 caves particulières, 6 avec coopératives), est riche de drôles de cépages locaux aux noms rigolos comme le...Fumint, c'est très bien,  vous suivez! et aussi le picotendro (variété de nebbiolo local), le mayolet, le petit rouge, le priè blanc (ex blanc de Morgex que l'on trouve en montagne jusqu'à 1300 mètres d'altitude) ou le vien de Nus.

Le Fumin produit un vin rouge assez original pour que je vous en parle, celui qui m'a le plus plu provient de chez Fernanda Saraillon, du domaine Atouéyo

Prix : 14€.Millésime 2007.

Autre petit merveille, en blanc, La Source, en vente à 6,50€ dans le millésime 2008, d'un mordant comme on les aime, bien long en bouche, provenant de petite arvine qui vous laisse une bouche très propre.



dimanche 19 septembre 2010

La finesse d'un Volnay, c'est ça


En voilà un vin qui a incontestablement la tronche de l'endroit d'où il vient!

REW : Ce soir-là, vous rentrez du boulot de bonne humeur, un peu fatigué, certes, mais léger, disponible, fredonnant. Ne ratez pas l'occasion de tirer profit de vous-même. Comment? Dégoupillez fissa une bouteille de grand pinot noir.

D'illustres pinots, on en produit en divers endroits de la planète (Nouvelle-Zélande, Oregon, Suisse, Allemagne...) mais c'est en Bourgogne que ça se passe avant tout.

Des pinots tanniques, violents, terreux, revêches, boudeurs, gourmands, ou même taillés comme des cabines téléphoniques, la Bourgogne sait en produire.

Mais  ce soir, c'est pas ça qu'il vous faut. Vous aimeriez vous envoler comme une feuille. J'ai ce qu'il vous faut : un Volnay. LE Chambolle-Musigny de la côte de Beaune.

Vous le savez, en Bourgogne, à la base de la pyramide, ce sont les vins de "villages" (un Volnay, un Gevrey-Chambertin, un Pommard), les parcelles délimitées (les climats) les plus qualitatifs comme celles classées "premier cru" (souvent) ou "grand cru" (parfois).

Synonyme de finesse et de délicatesse extrême dans la côte de Beaune, le Volnay (qui ne compte aucun grand cru) nous offre pourtant plusieurs visages du plus fin au plus charpenté. En 1er cru, l'un des plus appréciés pour sa finesse, est le Caillerets. On approche, on approche. Que nous reste-t-il à savoir pour que le bonheur soit en fin à portée en main ? Le mot de passe , pardi! Le nom du vigneron, l'interprète du terroir.

Hier soir, j'ai répété pour vous...la même humeur...la même bouteille...un Caillerets 2006 (les 2006 commencent à bien causer dans le verre) de Nicolas Rossignol.

A l'ouverture de la bouteille, le vin fait un peu la gueule, comme éberlué que je lui donne le coup de grâce après seulement 2 ans de cave (ces 2006 ont été mis sur le marché en 2008).

Je comprends fissa qu'il faut déplier ce vin dans les règles en le passant en carafe une bonne demi-heure.

Un vrai streap-tease...Au bout du compte, un vin dépouillé de tout ce qui est inutile. Dans le verre, il offre maintenant les charmes de son incroyable finesse. Et je m'envole effectivement comme une feuille...

Rendons hommage à Nicolas Rossignol, qui, encore une fois, a eu le courage de s'effacer derrière la si rare origine de son vin. Un rouge peu coloré, peu concentré mais si dense (ce qui n'a rien à voir) Présent et aérien comme un note de trompette de Miles Davis.

Toute la Bourgogne est là dans ce qu'elle a de plus irremplaçable, de plus inimitable, la grâce. Derrière le vin, tout le boulot de Nicolas dans ses vignes. Une fois de plus, ce gars m'épate. Il n'a pas simplement la chance de travailler ce terroir de rêve, il en fait vraiment quelque chose de beau.

Allez vérifier ça par vous-même.


Domaine Nicolas Rossignol
27 rue de Mont
21190 Volnay
Tél. 03 80 21 62 43
www.nicolas-rossignol.com

vendredi 10 septembre 2010

Le goût de la Mondeuse



Epuisé, l'été part à son tour en vacances dans quelques jours. La belle affaire? Certainly not! Je vous avoue n'avoir pas du tout, mais alors pas du tout envie de passer aux vins d'hiver, ou même ceux d'automne, en accompagnant gibier et champignons.

Je profite de chaque rayon disponible.

Comment? J'avais pris la sage précaution de faire main basse sur quelques magnums de Mondeuse noire du domaine Trosset, à Arbin, dans le millésime 2000.
Il m'en restait un exemplaire, le voici, vide.

De la Mondeuse...je vous entends d'ici : une Mon...quoi? Mondeuse. Oui, UNE mondeuse, comme on dit UNE Syrah.

Pourquoi j'en parle, de la Syrah? Eh bien parce que précisément, la Syrah n'est autre que l'une des petites filles de la Mondeuse noire. Pour comprendre, c'est aussi simple que l'histoire de la petite graine de papa dans maman.

Les ampélographes (les scientifiques qui étudient la science des variétés de raisin) ont planché sur le sujet pendant des années. Verdict de messieurs Vouillamoz, Boursiquot et consorts : un jour, la mondeuse noire a fait des petits câlins avec un inconnu (on ne sait pas encore au juste de qui il s'agissait, c'était sans doute un motard ou un camionneur). Ils ont eu ensemble une fille, la Mondeuse blanche.

Dans un autre village, le pinot (noir sans doute) a aussi fait des câlins avec une belle inconnue (peut-être une Rom, expulsée par la suite). Ils ont eu un mioche qui a son tour a fricoté avec une inconnue. Mais on connaît le nom de leurs deux rejetons : Teroldego (que l'on retrouve dans l'appellation italienne Trentin) et Dureza (un vieux cépage ardéchois).

Vous me suivez? Rassurez-vous, on arrive au sommet, on va pouvoir boire un coup la-haut. Car Dureza et Mondeuse blanche (dont je vous parlais juste avant) ont un jour eux aussi, dans l'amour et le respect, donné naissance à une délicieuse petite fille...Syrah.

Ca y est, on est arrivés au sommet, posez votre sac à dos, vous pouvez vous hydrater.

L'une des plus sublimes mondeuses noires qui soit, c'est sur le terroir d'Arbin (photo), en Savoie, qu'on la dégotte.





Ca c'est pour la partition de musique. Restait à trouver l'interprète à la hauteur. En l'occurrence les frères Trosset, Louis et Joseph (Tél. 04 79 84 30 99). Ce magnum avait dû me coûter au domaine, si mes souvenirs sont bons, 10 ou 11 euros...

Rien d'étonnant que ce côté poivré, et jus de cassis réglissé qui vous rendent tellement maboule dans les vins de Syrah, on le retrouve aussi dans une Mondeuse Noire. Mais maintenant, vous savez pourquoi.



Copyright photos Thomas Bravo-Maza 2005 et 2010, sur tous supports pour tous pays.

dimanche 5 septembre 2010

VOYAGEUR INTRANQUILLE


Ne manquez sous aucun prétexte le DVD de ce documentaire exceptionnel sur un pianiste pas comme les autres, Piotr Anderszewski. Le film est signé de Bruno Monsaingeon, à qui on doit déjà plusieurs portraits de haute volée, dont un particulièrement saisissant de Glenn Gould.



samedi 4 septembre 2010

Pour 50 000 euros, on n'a décidément plus grand chose à boire!



Approchez-vous de cette belle étiquette. Vous vous rendez compte, un Château Lafite-Rothschild 1789! Ouaou! Il est à vous pour 47 840 euros, on peut même l'acheter par Internet, faites-en l'expérience après moi.

Et si vous vous offriez cette folie, allez, après tout, plusieurs bouteilles ont déjà été vendues très officiellement aux enchères aux Etats-Unis...

L'animateur d'une noble école suisse du vin se flatte même d'en avoir dégusté une bouteille...et raconte aussi ses émotions en ligne...

Ah oui, je vois, vous préférez le Lafite-Rothschild 1800, également disponible (photo plus bas). Les amateurs de chiffres, rond, je peux les comprendre. En plus il est moins cher, 34 684 euros pièce. Une affaire.

Moi je préfère le millésime 1789, révolutionnaire, dans un dîner en ville, ça pose son homme, avouez-le.

Approchez-vous encore de cette photo.

"Lafite-Rothschild 1789"...

Sauf que James de Rothschild a acquis Château Lafite...en 1868, le 8 août 1868, selon toute vraisemblance, soit 79 ans après 1789...En 1789, James de Rothschild n'était mais pas né puisqu'il ne vint au monde qu'en 1792...

En 1789, Lafite-Rothschild ne s'appelait que Lafite. En 1800 aussi.

Approchez-vous encore de cette étiquette, faites-moi ce plaisir. Qu'y voyez-vous en bas de l'étiquette? "appellation Pauillac contrôlée". Ca en jette, non? Sauf que le système des appellations contrôlées ne date que de...1935.

Louchez une dernière fois sur l'étiquette, mais dans la partie haute cette fois. Vous pouvez y lire "Mis en bouteilles au château".

"Mis en bouteilles".  "Bouteille" au pluriel, n'est-ce pas? Sauf que le Château estampille ses étiquettes "mis en bouteille", infiniment plus logique car vous n'avez qu'une bouteille en face de vous, et vous ne l'avez pas encore bue, alors vous n'êtes pas censé loucher comme le capitaine Haddock...

Cette bouteille est censée avoir été reconditionnée en 1983 par "le maître de chai". Or en 1983 aussi, toutes les étiquettes de Lafite-Rothschild sont estampillées "mis en bouteille" et pas "mis en bouteilles".

Sur un autre site, un autre marchand vend la bouteille de 1789 pour 50 000 euros. C'est fou la vie, sur l'étiquette, on voit très aisément la même trace bleue que sur une autre bouteille en vente, exactement au même endroit...

Bon, ne faites pas la tête, je viens tout de même de vous faire gagner 47 860 + 34 684 euros.

Vous pouvez donc dépenser sans peine 3,26 euros pour faire main basse sur un savoureux exemplaire (d'occasion) de "the billionaire's vinegar" de Benjamin Wallace, sur le site Amazon. On y décrit (en anglais) un autre monde du vin, dont très peu de mes confrères osent parler en France, si ce n'est qu'à voix basse...Best seller depuis 2008, l'ouvrage n'a curieusement jamais été publié en France, le pays du vin, comme c'est étrange.

Vous voulez enfin passer un bon moment sans boire? C'est l'occasion ou jamais de vous (re)mettre à la langue de Shakespeare.




mercredi 1 septembre 2010

Alain Corneau

photo courtesy ARP

Je rentre ce soir du dernier jour de tournage de mon film et j'apprends la triste nouvelle, le grand cinéaste Alain Corneau vient de mourir, d'un cancer du poumon.

Son oeuvre est précieuse, des petits cailloux d'or la jalonnent. Rendez-vous compte : Police Python 357, Nocturne indien (je l'ai encore revu il y a 15 jours, je me souviens que ma tante, cinéphile de première catégorie, me l'avait présenté après m'avoir fait lire le chef d'oeuvre de Tabucchi dont il est le fruit à l'écran).

Je poursuis, avec énormément de nostalgie pour Le choix des armes, sorti en 1981 (j'avais 10 ans) que j'ai dû voir pour la première fois deux ans après à la télé et en me cachant...
Encore : Fort Saganne, Tous les matins du monde, et même son travail, en 1970, comme 1er assistant réal sur L'aveu de Costa-Gavras, où il avait été très utile.

J'aime le vin qui ressemble à ces films.

Et puis on m'a souvent décrit Alain Corneau dans le travail comme quelqu'un de bien, curieux comme personne, éclectique mais jamais superficiel, gourmand d'aventures extrêmes (Nocturne indien, Police python, Tous les matins...), et un sourire aussi qui scotchait beaucoup de monde.











Retrouver Alain Corneau dans un ouvrage paru récemment chez robert Laffont :



http://www.amazon.fr/Projection-priv%C3%A9e-Alain-Corneau/dp/2221101480/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1286286627&sr=1-1

vendredi 27 août 2010

Droit dans le gosier..MADE IN JURA

Je vous chuchote 3 adresses formidables à découvrir le temps d'un week end dans le Jura, dont je reviens de reportage : 






La Maison Petite, LE sanctuaire du grand Comté. Fermez les yeux et imaginez-vous au cœur d’une vaste et secrète forêt d’épicéas à tire d’aile de Mouthe, village le plus froid de France. Dans cette ambiance à la Claude Chabrol, vos pas vous mènent devant une butte de terre. Ouf ! vous êtes parvenu sans vous perdre au fort Saint-Antoine. Mais entrez donc ! A l’intérieur, sous terre, c’est le choc : 65.000 meules de Comté attendent leur heure. Patiemment. Dans le plus grand silence. Soigneusement affinées (entre 10 et 20 mois) dans ces immenses salles des fromageries Marcel Petite, ces monstres de 35 kg sont issus des laits de fruitières artisanales du Haut-Doubs et du Haut-Jura qui ont fait le choix du Bio. Rens. pour visites à l’office de tourisme de Malbuisson au 03 81 69 31 21.





La chocolaterie Hirsinger, à Arbois, place de la Liberté (tél. 03 84 66 06 97), je pense que les photos se passent de commentaires. 






Et pour finir,  les incroyables vinaigres de vin jaune de Philippe Gonet (10,50 euros les 25 cl.), dont les grands Chefs raffolent (Grand' rue, à Arbois, Tél. 03 84 37 47 83 et http://www.philippe-gonet.fr/).  
Bonus track : la moutarde au vin jaune est du même tonneau (6,60 euros les 200 gr, sans colorants ni arômes ni conservateurs).



Copyright photos Thomas Bravo-Maza 2007 et 2010 sur tous supports pour tous pays

Le Priorat BU du ciel

 un reportage en kiosques dans le numéro de septembre de la Revue du vin de France

jeudi 26 août 2010

Un sacré buveur!



Lorsqu'on aime vraiment le vin, on le boit.  Mais pourquoi diable s'empresser? Aucune autre boisson que le vin ne fait à ce point infuser le Temps en elle. Le temps qu'il a fait. Le temps qui s'écoule aussi irrémédiablement. On m'a toujours dit qu'en principe, les aiguilles d'une montre vont toujours dans le même sens.

Pas si sûr! S'emplir de l'émotion du vin ancien  offre une occasion unique de prendre le sens interdit du temps, de remonter le cours des choses. Pour une folle expérience. Les arômes, les saveurs, la présence même du grand vin ancien ramènent leur cortège de souvenirs. En particulier ces évocations d'enfance que l'âge adulte prend un malin plaisir à étouffer, vous le savez bien.

Le drame dans le monde du vin, ce sont ces collectionneurs qui amassent des quantités de bouteilles parfois hallucinantes sans jamais faire sauter le bouchon, fiévreux à l'idée qu'une seule bouteille prélevée dans leur collection n'ouvre un "trou" béant qui les angoisserait encore davantage.

Dingue de vins anciens, François Audouze n'appartient pas à cette catégorie. Son formidable petit ouvrage au nom parfaitement trompeur de "Carnets d'un collectionneur de vins anciens", que j'avais découvert il y a quelques années et qui figure dans ma bibliothèque idéale du vin, permet de se faire une idée assez juste du bonhomme.


François Audouze boit. Et jamais seul. Pour boire et faire partager, il achète aussi. Beaucoup. Encore plus que ça. Et furète, renifle tout vin ancien digne d'intérêt, toujours entre deux avions pour ramener la perle rare. Ils sont très peu au monde, croyez-moi, à vivre leur passion de façon aussi extravagante (sa cave compte 40 000 bouteilles de vin).

Dans quelques mois, vous le verrez à l'oeuvre, devant 2 Romanée-Conti, avec un ami japonais, dans le film que je réalise pour la télévision. Jubilatoire.

Pour l'heure, il vous suffit de vous inscrire aux wine diners qu'il organise plusieurs fois par an (il est en est à son 140 ème). J'ai eu l'occasion de me rendre une fois à l'un de ces dîners, c'était le n°76, je me souviens encore de la résurrection de ce Cantenac-Brown 1934, qui revenait de si loin, au bout d'une bonne heure après la première gorgée sans voix, miracle, on se serait cru pour un peu dans un film de Werner Herzog! Toute une philosophie de la vie, en somme.

Au menu du prochain dîner, le 1er septembre 2010, accrochez vos ceintures :





  • Champagne Dom Pérignon 1992 en magnum



  • Champagne Krug 1982 en magnum




  • Montrachet Domaine de la Romanée Conti 1996 en magnum




  • Chateau du Bouscaut 1er cru de Graves 1918 en magnum



  • Chateau Lafite-Rothschild 1922 en magnum



  • Pétrus, Pomerol 1976 en magnum



  • Romanée Saint Vivant, Domaine de la Romanée Conti 1990



  • Beaune Grèves Vigne de l'Enfant Jésus, Bouchard P&F 1947




  • Chateau Filhot Sauternes 1935




  • Chateau d'Yquem 1976





  • Il faut vivre ce genre d'expérience. Il faut le boire pour le croire.

    www.wine-dinners.com



    NB : Photo repiquée du blog des vins de l'honorable Maison alsacienne Hugel, qu'on me pardonne, je n'avais pas sous la main d'autre photo disponible de notre serial buveur.

    Alsace Grand Cru Yin et Yang



    Joli exercice hier soir. Dans ma cave, deux grands crus d'Alsace, issus de grands vignerons (Schaetzel, Hebinger), du même millésime (2006).

    D'habitude, des exercices comme ça, Patrick et moi, on les fait devant camera, dans notre MonVino Show. Mais là, le téléphone sonne à 19h, un couple d'amis - de solides dégustateurs - débarque à l'improviste pour fêter une promo, il faut nous trouver un truc rigolo à faire.

    Ma botte secrète : les grands blancs d'Alsace.

    Parmi les 51 grands crus alsaciens, sur le papier, ces deux grands crus - Schlossberg, Hengst - ne peuvent être plus opposés en style, surtout en riesling.

    Je vous ai à la bonne, vous le savez, alors je vous fais une petite piqûre de rappel : le riesling c'est le grand cépage du XXIe siècle, à table il sait tout faire, c'est aussi un "buvard" de terroir qui sait redonner dans le vin toutes les nuances de son origine.

    Revenons à notre exercice d'hier soir.

    Trois ans et demi après la mise en bouteille, qu'est ce que ça vaut, finalement, cette opposition de style? J'ai voulu vérifier hier soir.

    Résultat : bien qu'un poil trop doux, le schlossberg de Jean Schaetzel est bien campé Schlossberg, sur la finesse et la délicatesse, comme un tissu léger de lin qui vient juste vous effleurer par un souffle de vent, aucun doute la-dessus... Aux antipodes de l'Hengst, qui a parfaitement joué sa partition, avec une violence Wagnerienne folle, ah ce toucher électrique en bouche, quelle sensation !

    En Alsace, soyons franc, un cru chasse l'autre, et tous les grands crus ne se valent pas. Mais à ce niveau (et pour des prix accessibles à tous...des grands crus à moins de 15 euros, le rêve), on est aux anges.

    Si vous avez du mal à dégotter ces deux bouteilles, je vous refile un tuyau : l'exercice peut être fait avec les même vins provenant des domaines Weinbach-Colette Faller & ses filles (sur le Schlossberg) et Josmeyer (sur l'Hengst).

    A vous de jouer, maintenant.

    mercredi 25 août 2010

    Ca PEUT PAS FAIRE DE MAL : Champagne et parmesan


    C'est vrai ça, on pourrait faire comme tout le monde et fêter l'anniversaire de cet ami(e) au restaurant, se cogner la litanie Apéro-Petits fours-Entrée-Plats-Gâteau-Bougies-Cadeaux -Champagne.

    On peut aussi faire encore mieux et filer dans le vignoble s'organiser une petite balade de groupe dans les vignes, histoire de faire la fiesta au grand air.

    L'effort, ça creuse, on met donc la nappe à l'ombre d'un grand arbre et on sort les casse-croûte.

    Attention! L'art de se passer de table, ça consiste quand même à mettre les petits plats dans les grands. Et ne pas oublier que l'amitié ne se célèbre pas dans les gobelets en plastique. Je vous vois venir, vous vous dites : "il nous sort le couplet nature & tradition!". Oh que non, c'est pas du tout le genre de la Maison! Je veux juste dire que dans la vie, il y a des moments qu'il faut ('s) offrir en seigneur.

    Mais faites simple : du vrai pain et pourquoi pas - mis à part le gâteau - rien que des fromages. Vous avez choisi de faire la fiesta au Champagne? Faites-vous jouir avec un morceau de parmesan Reggiano dans l'autre main. Et attendez le souffle de vent qui vient vous caresser le visage après la mise en bouche.



    Légende de la photo : un bouchon d'une bouteille de Champagne Bollinger 1924, flinguée avec soin en 2006.

    (C) Thomas Bravo-Maza

    Dans la série CA PEUT PAS VOUS FAIRE DE MAL : L'ail





    C’est vrai, l’ail a mauvaise réputation. Aie, aie, aie…on le suspecte de mal se digérer, de donner une haleine de bœuf…Sait-on au moins que l’ail est bactéricide, fongicide, vermifuge, et même bon pour les voies respiratoires ?

    L’ail est un alicament, c’est à dire un aliment et un médicament. Au cours de la grande peste de Marseille, en 1726, quatre voleurs très malins s’étaient même protégés de la contagion en ingurgitant un mélange d’ail et de vinaigre…et pillèrent à leur guise les maisons des malades…

    La sexualité de l’ail, parlons-en. Ou plutôt n’en parlons pas puisque l’ail n’en a pas : c’est grâce à ses bulbilles – de petits bulbes – qu’il se reproduit sous terre de manière originale.

    La culture de l’ail, on la doit aux mongols puis aux chinois, via la route de la soie. Mais en 1330, Alphonse de Castille l’interdit en Espagne. Notre Henri IV croquait, lui, une gousse dès le réveil. Grâce à Hérodote, on sait même que l’on doit à l’ail les premières grèves de l’Histoire, sous les Egyptiens, lorsque les 100.000 ouvriers bâtisseurs de pyramides ne pouvaient plus s’en nourrir…

    Mes conseils pratiques

    Ail blanc – le plus répandu – je refuse systématiquement d'acheter de l'ail qui vient de loin (Argentine, Chine).



    Ail violet – plus farineux –



    Ail rose de Lautrec – le meilleur, la star –



    Et même le rarissime ail rocambole, très long en bouche.

    Ah, sur une tartine de bon pain, frotté, comme ça…avec juste un filet d’huile d’olive…Rien de plus simple, moi, ça me fait chavirer…

    Mais, mais mais… De grâce, ne commettez plus un crime : le coup de couteau dans le gigot pour le fourrer de gousses d’ail. S’en suit une hémorragie de jus, un crime, je vous dis ! La solution : placez de l’ail en ch
    emise (à carreaux) autour du gigot, Tel Charles Ingalls, il se relèvera bien vite les manches et fera son travail.



    vendredi 20 août 2010

    Un incroyable de jus de terroir


    Les plus grands vins de terroir sont-ils seulement réservés aux plus riches d'entre-nous? Non, non, non!
    Par les temps qui courent, il est plus que jamais indispensable de taper sur le clou encore une fois. Pourquoi? Éloignez vos enfants de votre ordinateur et jetez un coup d'oeil en ligne sur les prix déments de certains crus classés de Bordeaux en primeur et en 2009 et vous verrez...

    Hier soir, j'étais chez l'un de mes bons amis, Yaïr Haidu, en compagnie d'un collaborateur et ami buveur de haute volée, Lionel Pinot. Tout à trac, Yaïr me demande : "tu veux goûter un truc à l'aveugle?". "comme d'habitude, je lui réponds.

    On se regarde tous les trois, Dieu que c'est fin, ciselé, long, cristallin...Mais qu'est ce que c'est?

    On goûte, on tourne et retourne le problème dans tous les sens, on regoûte, je pars sur un grand terroir du Nord, genre Alsace, Allemagne, Autriche, et un un cépage comme le sylvaner ou le pinot blanc. Lionel se dit la même chose...

    Yaïr revient de la cuisine avec la bouteille, nous la dévoile, et c'est le choc. Un grand cru, certes, mais de muscat! Vous connaissez peut-être le style du muscat (celui ci vient de la variété Ottonel), ces notes de grain de raisin frais, ce côté explosif limite entêtant la plupart du temps. En 11 ans - le vin est du millésime 1999 - le côté variétal du muscat a totalement disparu et a été comme mangé par le terroir - le grand cru Kirchberg de Ribeauvillé -, qui, dans nos verres, impose sa race folle.

    Je viens à l'instant d'appeler André Kientzler pour le féliciter et lui demander à quel prix ce vin avait été commercialisé. Réponse du grand vigneron qui ne l'a mis sur le marché qu'en 2001, entre 11,40 et 11,60 euros!

    Morale de l'histoire (1) : ne pas croire ceux qui disent que les "simples" muscats doivent être bus jeunes.
    Morale (2) : un grand cru autour de 11 euros, oui, c'est possible.
    Morale (2 bis) : vous en connaissez beaucoup, vous, des régions comme l'Alsace, où l'on peut dénicher des grands crus pareils à des prix aussi accessibles à tous?
    Morale (3) : un vin de grand terroir, c'est quand on ne peut plus deviner à l'aveugle avec quel cépage il a été produit,  dans le verre, il ne reste que le caractère du terroir, et là, on prend une belle claque, et surtout des pros comme nous.
    Bonus track : entre amis, prenez l'habitude de goûter à l'aveugle, cachez les étiquettes des bouteilles  car l'esprit du vin, c'est ça, le grand vin est celui qui vous surprend, garde sa part de mystère, il n'y a rien de plus frustrant de savoir à l'avance ce que l'on va déguster. C'est par des chocs comme celui-là qu'on progresse à pas de géant dans le vin.

    Domaine André Kientzler
    50 route de Bergheim 68150 Ribeauvillé
    Tél : 03 89 73 67 10

    mercredi 18 août 2010

    Des vendanges sans les "gens du voyage", roms et tziganes?

    Les vendanges ont démarré ici ou là dans le Pays.

    A l'heure où Sarkozy, Fillon, Hortefeux, et Besson ont décidé qu'était ouverte la chasse aux Tziganes, Roms et autres "gens du voyage", je crois bon de rappeler que sans l'aide précieuse de ces saisonniers, depuis toujours, les domaines viticoles dont nous apprécions tant les vins ne pourraient vendanger leurs raisins mais aussi tailler, ébourgeonner la vigne...

    Chaque année, à l'automne, les vignerons profitent du fruit du travail de ces familles, depuis parfois plusieurs générations, des liens indispensables se recréent, dans l'amour du travail bien fait, le respect et la confiance réciproque.

    Une fois de plus, après les "débats" fascisants sur l'identité nationale, les récents propos honteux autour de la déchéance de nationalité, les dérives électoralistes et l'instrumentalisation sécuritaire de ce gouvernement m'indignent, je tiens à le dire sans aucune ambiguïté. 




    mardi 17 août 2010

    Toute la finesse d'un Margaux


    Toute gamine, ce Chateau Siran 2006 faisait un peu la gueule, il faut bien l'avouer. Je dis bien "gamine" car pour moi, le terroir de Margaux donne sans doute les vins les plus en dentelles de tout le Médoc. En évoquant un Margaux, je suis dans le bleu, la silhouette gracile d'une danseuse m'apparaît.

    Encore faut-il dégotter un Margaux de cette trempe-là et pas un simple jus concentré à l'outrance, boisé, sans visage.

    Dire qu'il est fait de merlot, cabernet-sauvignon et d'une proportion élevée de petit verdot (16%) ne dit pas grand chose sur le vin, finalement.

    Le plus simple serait que vous le goûtiez puisque qu'à l'inverse de tous ces crus classés de Margaux qui vous coûtent un bras et même les deux (on songe à Château Margaux 2009 proposé à 950 euros hors taxes en primeur), ce cru non classé mais de grande classe, ne coûte "que" 21,80 euros (site www.wineandco.com)

    A vous de jouer, donc.

    samedi 17 juillet 2010

    Bernard Giraudeau est mort







    Bernard Giraudeau s'en est allé tester le matériel, j'ai appris la triste nouvelle ce matin par un ami.


    Je repense à ce post que je vous avais écrit le 16 avril dernier et que j'avais intitulé 





    "Bernard Giraudeau, la grâce comme un bijou que l'on porte trop rarement sur soi"



    Je vous en ai fait un copié-collé.





    J'écoutais ce matin Esprit critique, la formidable émission de Vincent Josse sur France Inter. Elle était consacrée ce vendredi 16 avril à la bibliothèque de Bernard Giraudeau.




    Pour être tout à fait franc, je ne l'ai pas trouvé en grande forme notre Giraudeau de choc, ce matin. Je le sais atteint d'un second cancer, ce n'est un secret pour personne, mais ce matin, je l'ai trouvé épuisé, ça m'a rendu triste. J'aimerais lui dire, j'aimerais vous dire que cet homme-là est l'un des petits cadeaux qu'offre la vie pour beaucoup d'entre-nous. Il y a du monde dans cet homme, sa vie est tout en raffinements de l'âme, avec du théâtre, puis du cinéma, puis de la la vraie et grande littérature (jetez-vous sur son chef d'oeuvre, Le marin à l'ancre, paru chez la grande éditrice Anne-Marie Métailié). Abstract de l'éditeur : Roland y est paralysé et cloué dans son fauteuil roulant. Bernard, lui, est acteur, il a été marin et parcourt le monde. Pendant plusieurs années, il a écrit à son ami, le faisant ainsi participer à ses aventures sportives, théâtrales, cinématographiques et personnelles. Il a voyagé pour lui. Loin du tourisme et de l’auto complaisance, ces lettres forment un récit hors du commun, mêlant les souvenirs du marin de dix-sept ans qui découvrait, dans l’innocence, le monde des ports et les femmes (la petite infirme de Diego Suárez, la geisha de Kobe, la dame de Balboa...) aux réflexions et aux sentiments de l’homme qu’il est devenu. Et qui se cherche de la Transamazonienne à la Patagonie et à l’Afrique, sensible aux injustices, aux parfums, à la sensualité, aux femmes.
    Chronique d’une amitié sans pathos, ces lettres révèlent un regard précis et original servi par le style à la fois brutal et lyrique d’un " homme qui court par peur de tomber ".

    Et puis Bernard Giraudeau c'est pour moi aussi le souvenir d'un autre Bernard, Rapp, encore un grand bonhomme. Si vous ne deviez voir qu'un seul film de de Bernard Rapp, ce serait celui-là : Une affaire de goût (fiche : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=23997.html), sorti en 1999.

    Au cinéma, le grand oeuvre de Bernard Giraudeau, pour son toucher de cachemire, c'est incontestablement Les caprices d'un fleuve (fiche http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=14356.html), dans lequel je me replonge de temps en temps. 



    Ne mégotons pas sur la grâce. Ou bien ne fumons plus.

    vendredi 16 juillet 2010

    Vous partez en Espagne pour les Vacances? Rapportez du Fondillón!






    Vous partez en Espagne pour les vacances? Vous devez ramener dans vos valoches (pas d'excuse, elles sont à roulettes), du Fondillón.

    Fondillón. Sans doute le premier vin à avoir fait le tour du monde, avec Magellan...

    C'est à Alicante que ça se passe, selon une méthode dite de doble pasta, pour donner naissance à un vin puissant, coloré, et riche. Unico!

    Casta Diva. L'une de mes adresses préférées? La bodega Gutiérrez de la Vega, et ses cuvées Casta Diva.  Outre ce fondillón de mon coeur, la bodega produit aussi un muscat doux à tomber.




    Goya, La vendange (ou l'Automne), 1787, musée du Prado, Madrid.

    Funeste destin d'une araignée et d'une bouteille de Montrachet




    C'est le livre qu'il vous faut en vacances. Ne cherchez plus, vous le tenez presque entre vos mains.

    Moi, c'est le nom de l'éditeur qui m'a mis la puce à l'oreille. Tous les grimpeurs ont forcément lu ces merveilles publiées chez Arthaud, Everest ultime défi, Montagne pour un homme nu, guides Vallot du Mont Blanc, En hauts lieux...

    Et puis ces quatre mots magiques, de vrais mots de passe pour l'aventurier du goût autoproclamé que je suis : "tour du monde", "épicurien", "vins" "insolites".

    Le reste se boit à la régalade, en plein vent, parce que les contours du vin ne dessinent pas les formes d'un hexagone, ni d'une botte. La vigne est partout, jusqu'au coeur des contrées les plus extrêmes, de la Thaïlande à Cuba, du Japon à la Patagonie.

    "Ah bon, ils font du vin la-bas?". C'est comme ça que le livre vous ferre. Petit éperlan que vous êtes, c'est foutu, vous êtes pris, pas la peine de gigoter comme ça, installez-vous plutôt confortablement. J'espère que vous avez mis quelque chose au frais, parce que ça va donner dans le picaresque.

    Après ça, faites ce que vous voulez, ça ne me regarde pas.


    Pour le commander, c'est ici

    jeudi 15 juillet 2010

    CROQUE NORD







    Une évocation amoureuse du Nord, en ces jours de chaleur parisienne.

    Deauville, Trouville ? Juré, craché, je n'y retournerai plus. Trop d'à-peu-près, pas assez de dépaysement, ni de petits coins où se cacher.

    Pour un parisien en quête de vent, la destination, c'est bien sûr Le Touquet, désuet, charmant et plein de douceur. J'y reviendrai.

    Vous en voulez encore? Un week-end parfait dans la région ne se conçoit pas sans aller traîner ses guêtres du côté de Saint-Riquier, sur le chemin en venant de Paris, à l'est d'Abbeville. Vous ne pourrez pas non plus couper à Montreuil sur mer, pleine de surprises.

    Un petit creux? C'est à la Madelaine-sous-Montreuil que ça se passe, à l'Auberge de la Grenouillère (Tél. 03 21 06 07 22) Un bon conseil, faites-vous plaisir en choisissant (pour une fois) une vraie grande bouteille car les menus sont ultra accessibles. 



    C'est l'occasion ou jamais.

    A mon dernier déjeuner, une bouteille du mythique vigneron bourguignon Jean-François Coche-Dury m'a sérieusement fait de l'oeil. Elle n'aurait pas dû la garce: on n'a pas mis longtemps à l'envoyer au paradis des petites prétentieuses, celle-là!

    N'oubliez pas dans la foulée une bonne virée au Cap Blanc-Nez. Un must.

    Toujours faim de belles rencontres gourmandes ? Impossible non plus de passer par Boulogne sur mer sans aller saluer Philippe Olivier, un fromager hors normes, une force de la nature. (43 rue Thiers, Tél. 03 21 31 94 74). Au top : le Crayeux de Roncq, la Boulette d'Avesnes, le Gouda extra vieux, le Vieux-Lille, le Mont des Cats.

    A vous de jouer, maintenant.