mercredi 27 octobre 2010

Entrez dans l'univers des Slime Mold

Les formes de vie un peu étranges m'intéressent beaucoup depuis toujours, je discute souvent avec des scientifiques sur le sujet. Et j'ai trouvé ceci. Incrédule, j'ai pensé tout d'abord à une farce, surtout lorsque j'ai vu la trombine du Dr Bruce Tiffney, sorte de Cousin d'Alain Chabat, à l'époque des Nuls, sur Canal +...

La suite est très sérieuse et étonnante...



Il  y a encore ceci, rien que pour le plaisir




Et enfin ceci, du Dr John Bonner

mardi 26 octobre 2010

ACTION CONTRE LA SOIF



C'était hier soir, avec mon comparse Patrick Ferran, après une journée encore bien remplie riche d'un aller-retour dans la vallée du Rhône.

Château Sociando-Mallet 2003, on lui a fait sa fête, ou plutôt c'est elle qui nous a fait notre fête.

Il faut passer par des vins comme ça, dans une vie.

Pour en savoir plus sur ce mythe bordelais parfaitement justifié, je vous fais tomber les adresses de deux ouvrages indispensables.

Saisons du Médoc, une année à Sociando-Mallet, paru chez Confluences. Photos de Jean-Luc Chapin, faces de Jean-Paul Kauffmann et Jean Lacouture.

Mémoires d'un vignoble, paru à La part des anges, photos de Jean-Luc Chapin, textes de Catherine Rey.

L'un des plus beaux films de ma vie, LO SGUARDO DI MICHELANGELO

C'est un film d'Antonioni, il dure 15 minutes, il n'y a pas un mot.

Antonioni, déjà très âgé, mais qui marchait encore à l'époque, y entre dans l'église Saint-Pierre aux Liens (San Petro in Vincoli), à Rome.

J'ai appris l'existence de ce chef d'oeuvre par Jean-Claude Carrière, qui m'a fait saliver et que je ne remercierai jamais assez, aussi pour cela.

Une idée fixe. J'ai aussitôt cherché à le voir absolument, ce Regard de Michelange, par les "voies" classiques, en vain. A ma connaissance, jamais vu à la TV, jamais distribué non plus en DVD. Pour voir ce document culturel extraordinaire, fort heureusement, et c'est là tout le paradoxe, il faut mettre le cap sur youtube.

Sans un mot, le film résume tout ce que le cinéma peut être. Un choc.

Ne cliquez pas tout de suite sur ces deux liens, gardez vous un peu de temps, au calme, tout(e- seul(e), plus tard, dans la journée, pour faire cette expérience.

Partie 1/2



Partie 2/2

Devenez critique en vins sans y connaître rien avec le PIPOTRON



SAVOUREUSE initiative de l'excellent site Château Loisel qui devrait faire grincer quelques dents...Vive le PIPOTRON, un générateur automatique et aléatoire de notes de dégustations de vins. Vous en rêviez, voilà qui devrait vous permettre enfin de briller en société.

Au-delà, ce jubilatoire Pipotron pourrait s'avérer diablement utile à certains.

Vous le savez, le vin est devenu en quelques années un objet de spéculation inouïe qui a, exactement comme en matière de notations financières et boursières, ses "analystes".

REW : A la Bourse, dans un nombre considérable de cas, pas le temps de s'attarder sur une vraie analyse de valeur d'une entreprise, de son savoir-faire, de ses marchés et de ses aspects humains. Big money is fast money. A la bourse, la décision d'achat ou de vente de titres s'appuie sur d'autres éléments de notations compulsés automatiquement par des process informatiques, lorsque ces mêmes ordinateurs ne réalisent pas eux-mêmes la transaction purement et simplement...(plus de 80% des ordres boursiers mondiaux sont, chaque jour, m'a-t-on confirmé, totalement automatisés, directement décidés par les logiciels).


Souvenez-vous de l'ordinateur HAL 9000, dans le chef d'oeuvre de Stanley Kubrick, 2001 Odyssée de l'espace (1968).

Eh bien on en est presque là. Parce que big business is almost fast business. Le vin, comme objet de spéculation effrénée depuis la fin des années 90, a ses petits soldats-analystes, il faut les voir à l'oeuvre, lors de chaque campagne des Primeurs, à Bordeaux, "déguster" des crus au kilomètre, sans aucune compétence pour cet exercice si redoutable, en lui-même si aléatoire même pour les pros les plus aguerris...

La mascarade a le goût du suin. La spéculation est bien devenu le mouton noir de notre profession, pour nous aussi, journalistes du vin. Une fois de plus, je ne vais pas me faire que des amis, mais c'est ainsi. Nous journalistes, pour qui travaillons-nous?  Notre petit monde tourne en rond. Nous sommes cernés par les vautours qui attendent nos notes pour fondre sur leurs proies.


Il y a plus de 7000 ans, en Iran, sur le site d'Haji Firuz Tepe, des hommes se sont mis à bricoler amoureusement le vin de leur vigne. L'humanité venait de faire un bond de géant.

vendredi 22 octobre 2010

Niveau zéro accepté # 1 : l'ALSACE

J'inaugure ce matin, et rien que pour vous, un petit tour du monde des vignes. Il ne s'agit pas d'une encyclopédie des vins du monde mais de petites fiches très simples à lire, que tout le monde peut comprendre, pour mettre ses papilles en route.

Vous le savez bien, j'ai horreur de ces petits coqs qui parlent du vin le petit doigt en l'air, pour une élite qui aime se faire mousser. Les vraies questions qui fâchent - ce sont les plus intéressantes - ils les biaisent toujours pour ne surtout jamais se brouiller avec quiconque.

Et puis le vin, c'est de la joie! Ras le bol des pisse-froid! Mêmes morts, des Jean Yanne, Antoine Blondin et Frédéric Dard vont plus loin que tous les cracks en vins vivants!

Oui, on peut parler simplement du vin, et se faire comprendre tout aussi facilement, à moins d'être complètement pasteurisé du chou, tout bipède est un amoureux du vin en puissance. Et a le droit au plaisir, c'est une problématique de santé publique.

Allez, on démarre par l'Alsace. Pourquoi? Parce que ça commence par la lettre A, aujourd'hui j'aime bien l'ordre. La prochaine fois on mettra un peu de bordel là-dedans, promis.



ALSACE


La championne des vins blancs. Ses 150 millions de bouteilles produites annuellement ne sont pas dues au hasard. Le vignoble forme une bande étroite de coteaux souvent escarpés entre le Rhin et les Vosges, du nord de Strasbourg aux environs de Mulhouse. Durant les mois d’été et à l’automne, les masses d’air sec sont contenues par le massif vosgien. Résultat : les raisins mûrissement mieux que partout ailleurs. Les vins blancs héritent d’un caractère fruité explosif dès leur mise en bouteilles. L’amateur de vins débutant peut alors distinguer sans peine les crus alsaciens des autres vins.

Chacun, même à niveau zéro de connaissances, peut comprendre tout aussi facilement l’impact du terroir sur le raisin et le vin. Il suffit juste de goûter du riesling. Le plus prestigieux cépage alsacien a une étonnante capacité à traduire dans le vin toutes les nuances gustatives de l'endroit où il pousse en captant le goût des éléments minéraux des sols volcaniques, de calcaire, marne, argile, grès, schiste ou granite qui composent le puzzle alsacien.

L’expérience est alors inoubliable pour celui qui goûte un riesling.

Je le dis avec un porte-voix : C'EST LE CEPAGE DU XXIeme SIECLE !

Des rieslings géniaux chez les Dirler-Cadé, père et fille, à Bergholtz

La liste des autres cépages alsaciens est longue, vous en connaissez forcément quelques-uns. A commencer par le Gewurztraminer, épicé, corsé, au parfum exubérant de rose et de litchi. Puis viennent les muscats, pinot gris, pinot blanc, pinot noir, sylvaner, auxerrois, klevener…

Les vins d’Alsace se déclinent du vin le plus sec au plus sucré.

Malheureusement, sur une étiquette de vin d'Alsace, pour l'amateur, impossible encore de savoir un vin blanc d'Alsace est tout à fait sec ou plus sucré. J'attends avec impatience que les responsables de la filière vin en Alsace s'engagent enfin.

Les seuls vins sucrés à être identifiables en tant que tels sur l'étiquette, sont les fameuses vendanges tardives et les rares sélections de grains nobles, qui figurent parmi les meilleurs vins liquoreux du monde, je pèse mes mots, à l’égal des Sauternes ou des vins de glace de la Moselle Allemande.

Vendangeur chez Zind-Humbrecht

Initiales "GC". 51 meilleurs terroirs d’Alsace ont été classés en grands crus. Seule la Bourgogne peut rivaliser avec une telle mosaïque de styles. Certains grands crus ont un tempérament de feu et expriment en bouche une grande puissance (le Kirchberg, à Barr ; le Brand à Turckheim ; le Rangen, à Thann). D’autres grands crus expriment une grande finesse tels le Wiebelsbeg, à Andlau…l’Altenberg de Bergbieten, à Dahlenheim…ou le Zotzenberg à Mittelbergheim.

L'Altenberg de Wolxheim

Les grands crus les plus recherchés par les amateurs portent les noms de Clos des Capucins (à Kaysersberg), Clos Sainte-Hune (à Hunawihr) et Clos Saint-Urbain (à Thann).

L’Alsace des vins d’Alsace, ce sont aussi de splendides villages aux maisons colorées à colombages. Ils ponctuent la Route des vins, crée il y a près de 60 ans. C’est la plus ancienne route viticole de France. Riquewihr, Ribeauvillé, Colmar, Andlau ou Eguisheim en sont quelques-unes des étapes les plus inoubliables.


Niedermorschwihr


Copyright photos Thomas Bravo-Maza, sur tous supports pour tous pays


lundi 11 octobre 2010

LA FRANCE DE DEPARDON

© Raymond Depardon, la France

Je ne résiste pas une seconde à vous donner le lien de l'excellent dossier du site Le tiers livre, en écho au travail de Raymond Depardon sur la France...

A découvrir d'urgence ici http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2287

dimanche 10 octobre 2010

LA MAIN AU PANIER : les épices d'OLIVIER ROELLINGER



Dernière étape de mon tour de France des meilleures boutiques gourmandes du Net, le site www.epices-roellinger.com.


En deux mots, Olivier Roellinger, le Rimbaud des grands Chefs, a rendu ses 3 étoiles Michelin récemment mais a poursuivi son activité de sélection d'épices.



Notre voyageur au grand coeur ne se contente pas, depuis des années, d'acheter en Inde pour revendre. Il se rend tous les ans chez les meilleurs producteurs pour faire ensuite oeuvre de création, et assemble ses épices, comme un grand oenologue ou un parfumeur.

Résultat, des mélanges hors du commun, bouleversants pour certains, et très utiles en cuisine.
Mes préférés? La poudre "retour des Indes" (8,40 € les 160 gr.); "Grande Caravanne" (même prix) ou "Poudre de vent" (même prix).



A ne pas rater non plus dans la boutique en ligne, le sel , les poivres, les chutneys ("chutney de St-Malo, un truc de fou, 6,90 € le pot), les huiles, les infusions, les gousses de vanille (de 4,80 à 21 euros les 3 gousses)...

Et la plus envoûtante de toutes les vanilles, celle de Tahiti....




Commander sur le site est un jeu d'enfant. On attend néanmoins avec impatience l'ouverture prochaine d'une boutique dans le centre de Paris...à suivre.

LE COMBAT DANS L'ILE. Lagavulin PX double matured



L'île en question c'est Islay, au large de l'Ecosse, encore très sauvage, battue par le vent et les tempêtes, l'un des endroits au monde que je préfère, l'un des plus grands terroirs à Whiskies qui soient.

Le combat? Celui de l'origine (violente) de ce whisky avec le pedro ximenez (PX), cepage et vin andalou. Le Master Distiller de la distellerie Lagavulin a su utiliser des fûts d'élevage de PX pour apporter à ce whisky fumé, iodé et tourbé beaucoup de confort en bouche (du moelleux, du beau gras sans aucune vulgarité).

Une belle expérience à faire en revoyant "Le choix des armes" d'Alain Corneau, par exemple, ou le méconnu mais génial "La prisonnière espagnole", de David Mamet. L'accord est parfait.

Prix indicatif : 69 euros (70 cl.), même à ce prix, un rapport qualité-prix extra.

Disponibilité : La Maison du Whisky, 20 rue d'Anjou 75008 Paris, Tél. 01 42 65 03 16. Attention, j'ai noté un accueil déplorable à mes 3 derniers passages - anonymes -  (en clair, il faut savoir à l'avance ce que l'on veut, point) mais vous y profiterez d'une sélection de haute volée, sans équivalent, ou presque, en France.

samedi 9 octobre 2010

SOUTENEZ L'INSCRIPTION DU VIGNOBLE BOURGUIGNON AU PATRIMOINE MONDIAL



Je suis membre du comité de soutien de l'association qui défend l'inscription du vignoble bourguignon au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. 

Vous êtes amoureux(se) des vins de Bourgogne, vous êtes convaincus qu'il faut protéger et classer cet espace exceptionnel (et plus fragile qu'on ne le croit)? Faites comme moi, soutenez l'association, parlez-en autour de vous, faites passer l'adresse du site. Le lien c'est ici


jeudi 7 octobre 2010

UNE BONNE BOUTEILLE EST UNE BOUTEILLE VIDE



Oui, une bonne bouteille est une bouteille vide.

Démonstration hier soir. Après l'apéro (un Hermitage blanc "Chevalier de Stérimberg" 2004 de chez Jaboulet), au bistrot, autour de simples et belles assiettes de choses à grignoter (une adresse super extra, ce Bistrot 31, 31 av. Théophile Gauthier 75016 Paris, Tél. 01 42 24 52 31), n'ayant surtout rien à fêter, on a fait sa fête à cette quille un peu spéciale, Château Haut-Brion 2002, en levant notre verre à Claude C., qui a dû bien se marrer en nous voyant, comme des mômes, siroter ce jus de vie, pour moi, la réincarnation de la belle Nico, du pur Velvet Underground, je trouve pas d'autres mots...

Merci encore cher FXD pour cette main tendue vers les étoiles.

mardi 5 octobre 2010

PAR LE BOUT DU NEZ

Il ne fait plus aucun doute que nous sommes revenus au Second Empire - l'Histoire repasse les plats, c'est bien connu - alors je vous fais passer une recette mythique, une recette de soupe du Second empire. Après tout, la froidure arrive à grands pas, le plat est parfaitement de saison.


Il s'agit du potage Germiny, une recette née au Café Anglais, le plus snob des restaurants de Paris au XIXe, et de Dugléré (Adolphe Dugléré, 1805-1884), le plus célèbre des Chefs de cette époque, qui eut l'idée de cette recette en hommage à l'un de ses plus fidèles clients, alors Gouverneur de la Banque de France...


Vous allez voir, c'est ultra simple et puis ça va vous faire du bien.



Pour 3 personnes:

Ce qu'il vous faut. 75 centilitres de consommé de boeuf ou de volaille (ou un bouillon cube bio pour 75 cl d'eau, faites juste attention à ne pas trop saler après car ces bouillons cubes sont déjà terriblement salés), 200g d'oseille, 50g de beurre, 25 centilitres de crème fraîche, 3 jaunes d'oeufs, 1 cuillère à soupe de pluches de cerfeuil, 6 tranches fines de flûte de boulangerie, gros sel, poivre de qualité.


Go on! Nettoyez l'oseille, retirez-en la queue et ciselez-la en chiffonnade puis faites-la fondre au beurre. Mouillez-la ensuite avec du consommé mettez-la à feu doux. Assaisonnez légèrement. Délayez les jaunes d'oeufs dans la crème, salez et poivrez puis en liez lentement le potage, toujours à feu doux avec une spatule en bois. Ne portez pas à ébullition. Lorsque le liquide habille la spatule en velouté, arrêtez la cuisson et parsemez des pluches de cerfeuil. Mettez dans chaque assiette 2 tranches de pain qui auront légèrement grillé au four. C'est pas plus compliqué que ça.

Et c'est l'une des recettes de soupes les plus célèbres de la cuisine de notre présipauté.



On n'oubliera pas de faire chabrot à la fin de sa soupe. Pour savoir comment, c'est ici

LA GRACE AU BOUT DES DOIGTS









Ramón Julián dans" la Rambla original", une voie cotée 9a+, l'une des plus dures au monde.






Une vidéo à déguster avec la petite Arvine de Christophe Abbet, en vente au cave ici : 




Bu et approuvé : Un vin d'automne parfait



Vous le savez, les vins ont leurs saisons. A l'automne, moi, j'aime me mettre à table confortablement avec des vins rouges racés, mais sans lourdeur, profonds et charnus mais qu'on ait envie de boire.

Championne des rosés d'été, la Provence a toutes mes faveurs, en rouge, entre septembre et novembre. Mais vous le savez aussi, c'est le vigneron qui fait la différence.

Mon trésor à moi, c'est à la Londe-les-Maures que je l'ai trouvé, tout à côté du Cap de Brégançon.

Mon premier contact avec Gilles Pons et son épouse Pascale Massenot remonte à une dégustation à l'aveugle que j'avais faite pour mettre à jour ma sélection des meilleurs rosés de France. Leur rosé avait raflé une belle place dans mon top 10...un vrai rosé de lumière...génial...

...J'ai aussitôt pris mon bâton de pèlerin pour aller vérifier tout ça sur place. je me souviens encore d'avoir été impressionné par le talent de ces deux diables de vignerons non pas seulement en rosé mais dans les trois couleurs. J'étais très intrigué.



Les années ont passé à toute vitesse, mais je remarque que le succès n'a jamais pastellisé Gilles et Pascale, qui ont su maintenir le cap et sans jamais demeurer contents d'eux-mêmes, ce rouge 2007, par exemple, nous lui avons mis la note de 16/20 dans notre dernier guide de la Revue du vin de France.

C'est justice car il a ce petit supplément d'âme qui nous fait craquer. Une petite touche de mine de crayon, que l'on ressent en bouche, et qui ravit car elle vient souligner les épices de ce vin (grenache, mourvèdre, syrah, cabernet-sauvignon et vieux carignan de plus de 60 ans).

C'est précieux, le vin, on ne peut pas choisir un vin à la légère.

Je vous ai à la bonne, vous le savez bien, alors je vous donne mon accord met-vin. Le plat de fou avec ce vin, c'est une poule au pot.

Mon collègue Patrick et moi, on filmera la recette dans un prochain monvino show, vous verrez, ça ne sera pas triste.

Pour le moment, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Côtes de Provence rouge 2007, prix départ caveau 12,50 euros.
Château les Valentines,
Route de Collobrières
83250 La Londe-Les-Maures
Té. 04 94 15 95 50
www.lesvalentines.com

Le rosé est également en vente dans les magasins Nicolas (10,80 €).

dimanche 26 septembre 2010

Péchés en ligne...les beaux produits DUPERIER



Je continue mon tour de France des meilleures boutiques gourmandes en ligne avec celle de la maison Dupérier, à Souprosse, dans les Landes.

On me demande souvent où j'achète mon foie gras. C'est souvent ici. 

Je n'y achète jamais de conserve de foie gras puisque je me sers du foie frais que Dupérier vend (aux grands chefs parmi lesquels Michel Bras) pour confectionner mes terrines de fg. La raison? Pour moi, aucune conserve n'est mi-cuite comme j'aime, elles ont toutes un goût de chaud, qui ne va pas, oh je sais ce que vous allez me dire, qu'il y a ceci, cela, la caresse d'une tranche de fg est une affaire trop importante et j'ai tranché, le fg doit être mi-cuit. 


Le catalogue en ligne (paiement possible par carte bancaire) ne se limite pas, loin s'en faut,  au charme du foie gras. On peut même se faire un fond de cuisine - vous savez, ces produits-ingrédients de base qu'il faut avoir en permanence pour démarrer un frichti improvisé à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit - avec des confits, pâtés, cèpes cuisinés, garbure...

Bon, simple, accessible, fiable.





vendredi 24 septembre 2010

Les fabuleuses conserves de la Maison Courtin, en ligne!

La conserverie Courtin est l'une des dernières maisons artisanales bretonnes. 






Elle a récemment décidé de vendre ses produits en ligne (et pas seulement à la ligne), je ne pouvais pas garder l'info pour moi, vous me connaissez, il faut toujours que je ramène mon grain de sel. Et puis je vous ai à la bonne, vous le savez, j'aime bien vous voir prendre du plaisir.


De sel, justement, parlons-en. Puisque je suis tombé fou amoureux de leur soupe de poisson et de la bisque de homard, fines et peu salées.






Encore plus fortiche, et donc à ne manquer sous aucun prétexte, le confit de Saint-Jacques.
Courtin est la seule maison, à ma connaissance, à commerce cette merveille. 


J'aimerais  me faire bien comprendre, alors attachez vos ceintures ladies & gentlemen this is your captain speaking, welcome on board to Concarneau : Les noix de St-Jacques sont cuisinées au beurre frais et gardées en confit dans des pots de grès pendant 3 semaines, puis elles sont à nouveau cuisinées au beurre frais avec des oignons. 


La Recette est  inchangée depuis 1893 et c'est parfait comme ça. En bouche, on a le fondant d'un foie gras mais la saveur de la Saint-Jacques, on est dans le baroque le plus pur, Gilles Deleuze aurait adoré s'empiffrer de ce confit de Saint-Jacques.


http://www.conserverie-courtin.com/
Vente en ligne possible par carte de crédit.



5 hôtels pas comme les autres


L'Iglu Dorf à Zermatt, Suisse







































Le Havenkraan Hotel, en Hollande


















Le Vuurtoren Harligen, en Hollande





Le quai 48 Paris Vacation, peniche Simpatico, à Paris, France




































L'exploranter, Bresil

mercredi 22 septembre 2010

Epatants, les vins de Fumin d'AOSTE!




Des vins en vallée d'Aoste? Ben, oui, ça existe. C'est où, dis papa, la vallée d'Aoste?
Régale-toi de cette carte, mon fils, c'est fait pour ça.
A vous aussi ça peut pas faire de mal, et à moi non plus.



 


Donc, maintenant, vous savez ce qu'est la vallée d'Aoste, ou plutôt non, car vous ne connaissez pas encore le Fumin.

C'est quoi le Fumin, dis, papa?

Bon, maintenant, va faire dodo mon fils, laisse-nous entre grandes personnes, c'est du vin, tu es encore trop jeune pour ton premier cours d'ampélographie.

Eh papa, c'est quoi l'ON PO GRA FI?

Maintenant ça suffit, mon fils, c'est l'heure d'aller dormir, monte dans ta chambre, laisse-nous entre férus d'ampélographie.

Bonne nuit papa.

Fais de beaux rêves mon chéri.

Bon, ça vous fait plaisir que mon fils vous prenne maintenant pour un féru d'ampélographie?

OH, là, tout doux! Je vous en prie, ne frétillez pas comme ça, c'est juste la science qui étudie les cépages (les variétés de vignes comme la syrah, le cabernet-sauvignon ou le chardonnay).

Et le Fumin.

Et ça se fume, papa, le Fumin?

Oh, mais que fais-tu encore là, file dans ta chambre, garnement, avant que papa ne se fâche tout rouge, tu es encore trop jeune pour fumer tes premiers Fumins ! (mon fils a 5 ans)

Bien sûr que non ça ne se fume pas le Fumin et cela, vous le saviez déjà.

Que ce que vous ne saviez peut-être pas, Suisses du Valais et Italiens d'Aoste revendiquent chacun la paternité du Fumin. Mais la science a parlé, le Fumin, c'est d'Aoste qui provient. N'en déplaise à mes amis valaisans (la petite arvine aurait la même origine mais là, ne dites pas que c'est moi qui vous l'ai dit, je tiens à skier tranquille encore quelques années sans avoir à mes trousses des tueurs fous comme Roger Moore dans un James Bond dont je ne me souviens plus du nom).

Vous si. Mais soyez gentils, gardez la réponse pour vous. Car le fumin, c'est de cela dont je souhaite vous entretenir ce soir.

Vous avez deux minutes encore? non? Eh bien prenez-les.
Que dites-vous? Vous préférez aller regarder "l'homme du Picardie" à la téle? Eh bien balancez votre poste par la fenêtre, moi c'est que j'ai fait il y a 7 ans.

Aoste, la plus petite des régions viticoles d'Italie (25 caves particulières, 6 avec coopératives), est riche de drôles de cépages locaux aux noms rigolos comme le...Fumint, c'est très bien,  vous suivez! et aussi le picotendro (variété de nebbiolo local), le mayolet, le petit rouge, le priè blanc (ex blanc de Morgex que l'on trouve en montagne jusqu'à 1300 mètres d'altitude) ou le vien de Nus.

Le Fumin produit un vin rouge assez original pour que je vous en parle, celui qui m'a le plus plu provient de chez Fernanda Saraillon, du domaine Atouéyo

Prix : 14€.Millésime 2007.

Autre petit merveille, en blanc, La Source, en vente à 6,50€ dans le millésime 2008, d'un mordant comme on les aime, bien long en bouche, provenant de petite arvine qui vous laisse une bouche très propre.



dimanche 19 septembre 2010

La finesse d'un Volnay, c'est ça


En voilà un vin qui a incontestablement la tronche de l'endroit d'où il vient!

REW : Ce soir-là, vous rentrez du boulot de bonne humeur, un peu fatigué, certes, mais léger, disponible, fredonnant. Ne ratez pas l'occasion de tirer profit de vous-même. Comment? Dégoupillez fissa une bouteille de grand pinot noir.

D'illustres pinots, on en produit en divers endroits de la planète (Nouvelle-Zélande, Oregon, Suisse, Allemagne...) mais c'est en Bourgogne que ça se passe avant tout.

Des pinots tanniques, violents, terreux, revêches, boudeurs, gourmands, ou même taillés comme des cabines téléphoniques, la Bourgogne sait en produire.

Mais  ce soir, c'est pas ça qu'il vous faut. Vous aimeriez vous envoler comme une feuille. J'ai ce qu'il vous faut : un Volnay. LE Chambolle-Musigny de la côte de Beaune.

Vous le savez, en Bourgogne, à la base de la pyramide, ce sont les vins de "villages" (un Volnay, un Gevrey-Chambertin, un Pommard), les parcelles délimitées (les climats) les plus qualitatifs comme celles classées "premier cru" (souvent) ou "grand cru" (parfois).

Synonyme de finesse et de délicatesse extrême dans la côte de Beaune, le Volnay (qui ne compte aucun grand cru) nous offre pourtant plusieurs visages du plus fin au plus charpenté. En 1er cru, l'un des plus appréciés pour sa finesse, est le Caillerets. On approche, on approche. Que nous reste-t-il à savoir pour que le bonheur soit en fin à portée en main ? Le mot de passe , pardi! Le nom du vigneron, l'interprète du terroir.

Hier soir, j'ai répété pour vous...la même humeur...la même bouteille...un Caillerets 2006 (les 2006 commencent à bien causer dans le verre) de Nicolas Rossignol.

A l'ouverture de la bouteille, le vin fait un peu la gueule, comme éberlué que je lui donne le coup de grâce après seulement 2 ans de cave (ces 2006 ont été mis sur le marché en 2008).

Je comprends fissa qu'il faut déplier ce vin dans les règles en le passant en carafe une bonne demi-heure.

Un vrai streap-tease...Au bout du compte, un vin dépouillé de tout ce qui est inutile. Dans le verre, il offre maintenant les charmes de son incroyable finesse. Et je m'envole effectivement comme une feuille...

Rendons hommage à Nicolas Rossignol, qui, encore une fois, a eu le courage de s'effacer derrière la si rare origine de son vin. Un rouge peu coloré, peu concentré mais si dense (ce qui n'a rien à voir) Présent et aérien comme un note de trompette de Miles Davis.

Toute la Bourgogne est là dans ce qu'elle a de plus irremplaçable, de plus inimitable, la grâce. Derrière le vin, tout le boulot de Nicolas dans ses vignes. Une fois de plus, ce gars m'épate. Il n'a pas simplement la chance de travailler ce terroir de rêve, il en fait vraiment quelque chose de beau.

Allez vérifier ça par vous-même.


Domaine Nicolas Rossignol
27 rue de Mont
21190 Volnay
Tél. 03 80 21 62 43
www.nicolas-rossignol.com

vendredi 10 septembre 2010

Le goût de la Mondeuse



Epuisé, l'été part à son tour en vacances dans quelques jours. La belle affaire? Certainly not! Je vous avoue n'avoir pas du tout, mais alors pas du tout envie de passer aux vins d'hiver, ou même ceux d'automne, en accompagnant gibier et champignons.

Je profite de chaque rayon disponible.

Comment? J'avais pris la sage précaution de faire main basse sur quelques magnums de Mondeuse noire du domaine Trosset, à Arbin, dans le millésime 2000.
Il m'en restait un exemplaire, le voici, vide.

De la Mondeuse...je vous entends d'ici : une Mon...quoi? Mondeuse. Oui, UNE mondeuse, comme on dit UNE Syrah.

Pourquoi j'en parle, de la Syrah? Eh bien parce que précisément, la Syrah n'est autre que l'une des petites filles de la Mondeuse noire. Pour comprendre, c'est aussi simple que l'histoire de la petite graine de papa dans maman.

Les ampélographes (les scientifiques qui étudient la science des variétés de raisin) ont planché sur le sujet pendant des années. Verdict de messieurs Vouillamoz, Boursiquot et consorts : un jour, la mondeuse noire a fait des petits câlins avec un inconnu (on ne sait pas encore au juste de qui il s'agissait, c'était sans doute un motard ou un camionneur). Ils ont eu ensemble une fille, la Mondeuse blanche.

Dans un autre village, le pinot (noir sans doute) a aussi fait des câlins avec une belle inconnue (peut-être une Rom, expulsée par la suite). Ils ont eu un mioche qui a son tour a fricoté avec une inconnue. Mais on connaît le nom de leurs deux rejetons : Teroldego (que l'on retrouve dans l'appellation italienne Trentin) et Dureza (un vieux cépage ardéchois).

Vous me suivez? Rassurez-vous, on arrive au sommet, on va pouvoir boire un coup la-haut. Car Dureza et Mondeuse blanche (dont je vous parlais juste avant) ont un jour eux aussi, dans l'amour et le respect, donné naissance à une délicieuse petite fille...Syrah.

Ca y est, on est arrivés au sommet, posez votre sac à dos, vous pouvez vous hydrater.

L'une des plus sublimes mondeuses noires qui soit, c'est sur le terroir d'Arbin (photo), en Savoie, qu'on la dégotte.





Ca c'est pour la partition de musique. Restait à trouver l'interprète à la hauteur. En l'occurrence les frères Trosset, Louis et Joseph (Tél. 04 79 84 30 99). Ce magnum avait dû me coûter au domaine, si mes souvenirs sont bons, 10 ou 11 euros...

Rien d'étonnant que ce côté poivré, et jus de cassis réglissé qui vous rendent tellement maboule dans les vins de Syrah, on le retrouve aussi dans une Mondeuse Noire. Mais maintenant, vous savez pourquoi.



Copyright photos Thomas Bravo-Maza 2005 et 2010, sur tous supports pour tous pays.

dimanche 5 septembre 2010

VOYAGEUR INTRANQUILLE


Ne manquez sous aucun prétexte le DVD de ce documentaire exceptionnel sur un pianiste pas comme les autres, Piotr Anderszewski. Le film est signé de Bruno Monsaingeon, à qui on doit déjà plusieurs portraits de haute volée, dont un particulièrement saisissant de Glenn Gould.



samedi 4 septembre 2010

Pour 50 000 euros, on n'a décidément plus grand chose à boire!



Approchez-vous de cette belle étiquette. Vous vous rendez compte, un Château Lafite-Rothschild 1789! Ouaou! Il est à vous pour 47 840 euros, on peut même l'acheter par Internet, faites-en l'expérience après moi.

Et si vous vous offriez cette folie, allez, après tout, plusieurs bouteilles ont déjà été vendues très officiellement aux enchères aux Etats-Unis...

L'animateur d'une noble école suisse du vin se flatte même d'en avoir dégusté une bouteille...et raconte aussi ses émotions en ligne...

Ah oui, je vois, vous préférez le Lafite-Rothschild 1800, également disponible (photo plus bas). Les amateurs de chiffres, rond, je peux les comprendre. En plus il est moins cher, 34 684 euros pièce. Une affaire.

Moi je préfère le millésime 1789, révolutionnaire, dans un dîner en ville, ça pose son homme, avouez-le.

Approchez-vous encore de cette photo.

"Lafite-Rothschild 1789"...

Sauf que James de Rothschild a acquis Château Lafite...en 1868, le 8 août 1868, selon toute vraisemblance, soit 79 ans après 1789...En 1789, James de Rothschild n'était mais pas né puisqu'il ne vint au monde qu'en 1792...

En 1789, Lafite-Rothschild ne s'appelait que Lafite. En 1800 aussi.

Approchez-vous encore de cette étiquette, faites-moi ce plaisir. Qu'y voyez-vous en bas de l'étiquette? "appellation Pauillac contrôlée". Ca en jette, non? Sauf que le système des appellations contrôlées ne date que de...1935.

Louchez une dernière fois sur l'étiquette, mais dans la partie haute cette fois. Vous pouvez y lire "Mis en bouteilles au château".

"Mis en bouteilles".  "Bouteille" au pluriel, n'est-ce pas? Sauf que le Château estampille ses étiquettes "mis en bouteille", infiniment plus logique car vous n'avez qu'une bouteille en face de vous, et vous ne l'avez pas encore bue, alors vous n'êtes pas censé loucher comme le capitaine Haddock...

Cette bouteille est censée avoir été reconditionnée en 1983 par "le maître de chai". Or en 1983 aussi, toutes les étiquettes de Lafite-Rothschild sont estampillées "mis en bouteille" et pas "mis en bouteilles".

Sur un autre site, un autre marchand vend la bouteille de 1789 pour 50 000 euros. C'est fou la vie, sur l'étiquette, on voit très aisément la même trace bleue que sur une autre bouteille en vente, exactement au même endroit...

Bon, ne faites pas la tête, je viens tout de même de vous faire gagner 47 860 + 34 684 euros.

Vous pouvez donc dépenser sans peine 3,26 euros pour faire main basse sur un savoureux exemplaire (d'occasion) de "the billionaire's vinegar" de Benjamin Wallace, sur le site Amazon. On y décrit (en anglais) un autre monde du vin, dont très peu de mes confrères osent parler en France, si ce n'est qu'à voix basse...Best seller depuis 2008, l'ouvrage n'a curieusement jamais été publié en France, le pays du vin, comme c'est étrange.

Vous voulez enfin passer un bon moment sans boire? C'est l'occasion ou jamais de vous (re)mettre à la langue de Shakespeare.




mercredi 1 septembre 2010

Alain Corneau

photo courtesy ARP

Je rentre ce soir du dernier jour de tournage de mon film et j'apprends la triste nouvelle, le grand cinéaste Alain Corneau vient de mourir, d'un cancer du poumon.

Son oeuvre est précieuse, des petits cailloux d'or la jalonnent. Rendez-vous compte : Police Python 357, Nocturne indien (je l'ai encore revu il y a 15 jours, je me souviens que ma tante, cinéphile de première catégorie, me l'avait présenté après m'avoir fait lire le chef d'oeuvre de Tabucchi dont il est le fruit à l'écran).

Je poursuis, avec énormément de nostalgie pour Le choix des armes, sorti en 1981 (j'avais 10 ans) que j'ai dû voir pour la première fois deux ans après à la télé et en me cachant...
Encore : Fort Saganne, Tous les matins du monde, et même son travail, en 1970, comme 1er assistant réal sur L'aveu de Costa-Gavras, où il avait été très utile.

J'aime le vin qui ressemble à ces films.

Et puis on m'a souvent décrit Alain Corneau dans le travail comme quelqu'un de bien, curieux comme personne, éclectique mais jamais superficiel, gourmand d'aventures extrêmes (Nocturne indien, Police python, Tous les matins...), et un sourire aussi qui scotchait beaucoup de monde.











Retrouver Alain Corneau dans un ouvrage paru récemment chez robert Laffont :



http://www.amazon.fr/Projection-priv%C3%A9e-Alain-Corneau/dp/2221101480/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1286286627&sr=1-1