samedi 17 juillet 2010

Bernard Giraudeau est mort







Bernard Giraudeau s'en est allé tester le matériel, j'ai appris la triste nouvelle ce matin par un ami.


Je repense à ce post que je vous avais écrit le 16 avril dernier et que j'avais intitulé 





"Bernard Giraudeau, la grâce comme un bijou que l'on porte trop rarement sur soi"



Je vous en ai fait un copié-collé.





J'écoutais ce matin Esprit critique, la formidable émission de Vincent Josse sur France Inter. Elle était consacrée ce vendredi 16 avril à la bibliothèque de Bernard Giraudeau.




Pour être tout à fait franc, je ne l'ai pas trouvé en grande forme notre Giraudeau de choc, ce matin. Je le sais atteint d'un second cancer, ce n'est un secret pour personne, mais ce matin, je l'ai trouvé épuisé, ça m'a rendu triste. J'aimerais lui dire, j'aimerais vous dire que cet homme-là est l'un des petits cadeaux qu'offre la vie pour beaucoup d'entre-nous. Il y a du monde dans cet homme, sa vie est tout en raffinements de l'âme, avec du théâtre, puis du cinéma, puis de la la vraie et grande littérature (jetez-vous sur son chef d'oeuvre, Le marin à l'ancre, paru chez la grande éditrice Anne-Marie Métailié). Abstract de l'éditeur : Roland y est paralysé et cloué dans son fauteuil roulant. Bernard, lui, est acteur, il a été marin et parcourt le monde. Pendant plusieurs années, il a écrit à son ami, le faisant ainsi participer à ses aventures sportives, théâtrales, cinématographiques et personnelles. Il a voyagé pour lui. Loin du tourisme et de l’auto complaisance, ces lettres forment un récit hors du commun, mêlant les souvenirs du marin de dix-sept ans qui découvrait, dans l’innocence, le monde des ports et les femmes (la petite infirme de Diego Suárez, la geisha de Kobe, la dame de Balboa...) aux réflexions et aux sentiments de l’homme qu’il est devenu. Et qui se cherche de la Transamazonienne à la Patagonie et à l’Afrique, sensible aux injustices, aux parfums, à la sensualité, aux femmes.
Chronique d’une amitié sans pathos, ces lettres révèlent un regard précis et original servi par le style à la fois brutal et lyrique d’un " homme qui court par peur de tomber ".

Et puis Bernard Giraudeau c'est pour moi aussi le souvenir d'un autre Bernard, Rapp, encore un grand bonhomme. Si vous ne deviez voir qu'un seul film de de Bernard Rapp, ce serait celui-là : Une affaire de goût (fiche : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=23997.html), sorti en 1999.

Au cinéma, le grand oeuvre de Bernard Giraudeau, pour son toucher de cachemire, c'est incontestablement Les caprices d'un fleuve (fiche http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=14356.html), dans lequel je me replonge de temps en temps. 



Ne mégotons pas sur la grâce. Ou bien ne fumons plus.

vendredi 16 juillet 2010

Vous partez en Espagne pour les Vacances? Rapportez du Fondillón!






Vous partez en Espagne pour les vacances? Vous devez ramener dans vos valoches (pas d'excuse, elles sont à roulettes), du Fondillón.

Fondillón. Sans doute le premier vin à avoir fait le tour du monde, avec Magellan...

C'est à Alicante que ça se passe, selon une méthode dite de doble pasta, pour donner naissance à un vin puissant, coloré, et riche. Unico!

Casta Diva. L'une de mes adresses préférées? La bodega Gutiérrez de la Vega, et ses cuvées Casta Diva.  Outre ce fondillón de mon coeur, la bodega produit aussi un muscat doux à tomber.




Goya, La vendange (ou l'Automne), 1787, musée du Prado, Madrid.

Funeste destin d'une araignée et d'une bouteille de Montrachet




C'est le livre qu'il vous faut en vacances. Ne cherchez plus, vous le tenez presque entre vos mains.

Moi, c'est le nom de l'éditeur qui m'a mis la puce à l'oreille. Tous les grimpeurs ont forcément lu ces merveilles publiées chez Arthaud, Everest ultime défi, Montagne pour un homme nu, guides Vallot du Mont Blanc, En hauts lieux...

Et puis ces quatre mots magiques, de vrais mots de passe pour l'aventurier du goût autoproclamé que je suis : "tour du monde", "épicurien", "vins" "insolites".

Le reste se boit à la régalade, en plein vent, parce que les contours du vin ne dessinent pas les formes d'un hexagone, ni d'une botte. La vigne est partout, jusqu'au coeur des contrées les plus extrêmes, de la Thaïlande à Cuba, du Japon à la Patagonie.

"Ah bon, ils font du vin la-bas?". C'est comme ça que le livre vous ferre. Petit éperlan que vous êtes, c'est foutu, vous êtes pris, pas la peine de gigoter comme ça, installez-vous plutôt confortablement. J'espère que vous avez mis quelque chose au frais, parce que ça va donner dans le picaresque.

Après ça, faites ce que vous voulez, ça ne me regarde pas.


Pour le commander, c'est ici

jeudi 15 juillet 2010

CROQUE NORD







Une évocation amoureuse du Nord, en ces jours de chaleur parisienne.

Deauville, Trouville ? Juré, craché, je n'y retournerai plus. Trop d'à-peu-près, pas assez de dépaysement, ni de petits coins où se cacher.

Pour un parisien en quête de vent, la destination, c'est bien sûr Le Touquet, désuet, charmant et plein de douceur. J'y reviendrai.

Vous en voulez encore? Un week-end parfait dans la région ne se conçoit pas sans aller traîner ses guêtres du côté de Saint-Riquier, sur le chemin en venant de Paris, à l'est d'Abbeville. Vous ne pourrez pas non plus couper à Montreuil sur mer, pleine de surprises.

Un petit creux? C'est à la Madelaine-sous-Montreuil que ça se passe, à l'Auberge de la Grenouillère (Tél. 03 21 06 07 22) Un bon conseil, faites-vous plaisir en choisissant (pour une fois) une vraie grande bouteille car les menus sont ultra accessibles. 



C'est l'occasion ou jamais.

A mon dernier déjeuner, une bouteille du mythique vigneron bourguignon Jean-François Coche-Dury m'a sérieusement fait de l'oeil. Elle n'aurait pas dû la garce: on n'a pas mis longtemps à l'envoyer au paradis des petites prétentieuses, celle-là!

N'oubliez pas dans la foulée une bonne virée au Cap Blanc-Nez. Un must.

Toujours faim de belles rencontres gourmandes ? Impossible non plus de passer par Boulogne sur mer sans aller saluer Philippe Olivier, un fromager hors normes, une force de la nature. (43 rue Thiers, Tél. 03 21 31 94 74). Au top : le Crayeux de Roncq, la Boulette d'Avesnes, le Gouda extra vieux, le Vieux-Lille, le Mont des Cats.

A vous de jouer, maintenant.








mercredi 14 juillet 2010

Ce pinot noir suisse, un vin de pierre


Nietzsche, dans son savoureux Ecce Homo ("Pourquoi j'en sais si long"), écrit ceci : "un verre de vin ou de bière par jour suffit à me faire de la vie une vallée de larmes".
Mes yeux à moi se sont embrumés de bonheur après un simple verre de ce pinot noir suisse né en 2006 dans le canton des Grisons, usiné par le vigneron Thomas Studach avec soin et respect du fruit infinis. Il signe là un rouge de pinot noir au goût de roche assez prononcé, digne des grands volnays, rapide et gai comme un derviche-tourneur.

Le dénicher en France? A ma connaissance, chez les cavistes, pas encore,on peut en revanche en commander sur le net à www.howardripley.com. Et puis, Genève n'est jamais loin et ses cavistes, nombreux.

lundi 12 juillet 2010

Vino blog épatant : LAURE-DU-VIN.COM



Lever de coude, lever du Point. Laure Gaparotto, n'est pas vraiment au vin ce que Julie Andrieu est à la chronique culinaire télévisuelle. C'est même tout le contraire puisque Laure aime lever le coude pour de vrai et le fait du reste avec une certaine efficacité. Laure, j'aime la retrouver en tandem avec Jacques Dupont, chroniqueur vins au magazine Le Point, l'un des rares confrères que je respecte, et bien plus que ça en ce qui le concerne, mais revenons à Laure, et à son blog personnel.

Au programme, du vineux, du bon, du vrai, de l'humain, racontés avec cette simplicité dont je vous rebats les oreilles à longeur de chroniques...La mise à jour se fait 3 à 4 fois par mois en moyenne.

Le tout a un certain chic, comme une petite robe bleue portée avec élégance qui fait son effet, sans tomber dans le décolleté de l'outrance.

C'est utile car c'est comme ça qu'on comprend vraiment ce qu'il il y a au fond d'un verre, par petites touches.

A vous de jouer maintenant, www.laure-du-vin.com

mardi 6 juillet 2010

CEPDIVIN un site indispensable



Le vin c'est bien plus que du vin, vous le savez bien, aucune autre boisson ne fait couler autant d'encre. 7 000 ans que ça dure, cette histoire-là.

Et c'est pas fini. L'Histoire du vin et ses cultures s'écrivent chaque jour, il se passe à chaque instant quelque chose dans le monde du vin. Le site www.cepdivin.org est là pour nous offrir toute la profondeur de champ nécessaire grâce un boulot accompli par son auteur, Philippe Margot, helvète curieux et gourmand installé en Suisse, à Vevey, si mes informations sont bonnes.

Sur la toile, pas d'équivalent. Des livres, expos, événements, portraits, dossiers, lectures, avec comme point de départ, le vin.

Jusqu'où ? L'architecture, la science, la poésie - Philippe Margot aime le jus de mots d'auteurs formidables comme Jean-Claude Pirotte -, l'art, bref tout ce qui peut s'imaginer dans le vin.

Rien à ajouter, juste indispensable.

cepdivin 

lundi 5 juillet 2010

Ma cantine Japonaise à Paris : où donc?



Udon? Udon. Ou donc? On verra plus tard, please. Au Japon, les pâtes UDON sont, avec les SOBA et les SOMEN (d'origine chinoise), les plus populaires.

Epaisses, plates, (fabriquées à partir de farine de blé) elles se mangent chaudes ou froides, souvent au cœur d'un bouillon.


Oui, un bouillon, exactement, l'une des plus belles choses que l'homo-gastronomicus ait inventé.

Tous les repas pourraient commencer par un bouillon.

Pas besoin d'avoir lu Eloge de l'ombre (chef-d'oeuvre de Junichiro Tanizaki) pour ressentir toute l'énergie qui s'en dégage. Car finalement, un bouillon, c'est beaucoup de philosophie, beaucoup de simplicité et de goût dans un peu d'eau chaude.

Une eau délicatement parfumée dans laquelle les japonais font cuire ces fameux UDON.

Tous les repas devraient commencer par un bouillon.

Découvrir à Paris l'art de la joie simple du bouillon UDON? Oui, mais où ça?
Pas si simple. Quasiment tous les établisssements japonais de la capitale n'en sont pas. Tout cela pue l'arnaque à plein nez, comme une contrefaçon made in China. Et alors? Impossible d'en rester là, de se contenter de râler encore et toujours, grattons, faisons mouche. Vous la voulez cette adresse? Ca se passe au cœur du 1er arrondissement de Paris. La rue Sainte-Anne et ses petites voisines nous amènent dans le Tokyo de Paname.
Au coin de la rue Thérèse et de la rue Sainte-Anne, beaucoup ne jurent que par SAPPORO dont la réputation est très exagérée. Mais à 10 mètres de là, en remontant la rue Sainte-Anne vers l'Opéra, sur le même trottoir, on s'arrête devant chez KUNITORAYA. De l'extérieur, tout paraît minuscule. Bien vu : seules 15 personnes suffisent à rendre l'endroit bondé! (en fait une seconde salle se trouve en sous-sol mais, ayant une sainte horreur de dîner en cave, je n'y suis jamais descendu).
Passez le seuil, vous êtes au Japon. L'atmosphère est presque suffocante, tout le monde s'agite autout de vous. Mais personne ne crie pour annoncer les plats, le service s'exécute avec fluidité, sans perdre d'énergie. Je commande bien sûr un bol de KAMO UDON, bouillon de UDON au canard toujours impeccablement cuit, au fondant assez incroyable.
François Simon (le critique gastronomique au Figaro, qui se réincarnera sans doute en virtuose du sumi-e lorsque sera pour lui venu le moment d'aller tester le matériel) aimerait sûrement cette cantine pour tout ce qui en transpire de sain, de simple et de vrai. Il faudrait que je lui en parle.
Pour le paraphraser : "faut-il y aller?" Bien sûr que oui. Tout de suite? Et plus vite que ça..
KUNITORAYA. 39 rue Sainte-Anne, 75001 Paris, tél : 07 47 03 33 65. Ouvert tous les jours de 11h30 à 22 h. Attention, chiens et cartes de crédit ne sont pas acceptés.




vendredi 2 juillet 2010

The YEATMAN à PORTO, obrigado!




Si vous etes amoureux du vin, Porto est forcément faite pour vous. La ville compte parmi mes destinations préférées.

Classée au patrimoine mondial par l'Unesco, Porto, c'est l'avant-poste idéal pour tout voyageur à destination (vineuse) de la vallée du Douro (également classé par l'Unesco) dont vous ne devriez pas revenir indemne (voir mes posts de 2009 en cliquant ici).

Les tripeiros (habitants de Porto) sont de sacrés bosseurs mais on n'est pas forcé de les suivre à fond, Porto peut facilement rimer avec villégiature, sur deux jours. Quelles sont les meilleurs adresses?

Pour une fois, offrons-nous le grand luxe. Je vous recommande le Yeatman, qui va prochainement ouvrir, dont j'avais visité les travaux lors de ma visite chez Taylor. Il domine le quartier historique de Vila Nova de Gaia où sont implantées toutes les Maisons de Porto.

Comme tous les hôtels chics, il comporte un spa (avec vinothérapie) mais surtout, de l'hôtel, la vue est extraordinaire sur la ville.

On y déguste très confortablement la gamme des mythiques portos de la Maison Taylor.

A partir de 150 euros pour deux.

le site du Yeatman

Rua do Choupelo
4400-088 Vila Nova de Gaia
+ 351 22 013 42 00









jeudi 17 juin 2010

QUI L'EUT CRU? Le fromage pasteurisé plus fragile que celui au lait cru


La nouvelle est réjouissante et piquante comme un Vieux Lille au lait cru tel qu'on les aime...

L'industrie laitière tente de nous faire croire depuis des années que le fromage issu de lait pasteurisé est plus sûr que celui fabriqué à partir du lait cru.

On se souvient en particulier de la tentative récente (2008) d'"intoxication" de l'INAO par deux des plus gros importants groupes producteurs de camembert français (Lactalis et Isigny-Sainte Mère, plus de 80% du marché du camembert). Ils avaient tenté de faire accepter l'idée à l'INAO (Institut de l'origine et de la qualité) qu'un camembert de Normandie AOC pouvait être fait sans lait cru. En vain.

Mais reste toujours cette suspicion sur le lait cru, un lait cru forcément moins safe que le tout pasteurisé dont les industriels et leurs actionnaires rafollent.

Une unité de recherche de l'INRA (Institut de recherche agronomique) de Clermont-Ferrand vient justement de démontrer exactement le contraire. L'équipe (Émilie Retureau, Cécile Callon, Robert Didienne, Marie-Christine Montel. INRA, UR545 Recherches Fromagères, à Aurillac) placée sous la direction de la chercheuse Marie-Christine Montel, a planché à fond sur le Saint-Nectaire et les populations spécifiques de listeria monocytogenes, très néfastes pour la santé comme on le sait (listériose).


Il est amusant de remarquer qu'alors même que l'on déconseille aux femmes enceintes la consommation de fromage au lait cru, c'est plutôt, au vu de ces recherches, le contraire que les médecins devraient faire! En clair, déconseiller aux femmes enceintes les fromages issus de laits microfiltrés, thermisés ou pasteurisés et, au contraire, ne plus les mettre en garde contre le lait cru.


Pourquoi? Dans les fromages versions "lait cru" se développent des "communautés microbiennes complexes qui les protègent contre le développement de la bactérie listeria monocytogenes". Ce serait grâce à la biodiversité microbienne des fromages au lait cru que leur propre défense serait assurée...


Biodiversité, encore une fois...

Référence INRA cliquez ici

Y en aura pas pour tout le monde : les Assyrtikos d'Hatzidakis chez Crus & Découvertes

Je m'explique, mais pas trop longtemps quand même, car il s'agit de se magner le popotin pour faire main basse sur les quelques caisses disponibles de ce vin blanc sec unique au monde et aux parfums du grand large (proposé chez Crus et découvertes entre 16 et 29,50 euros).
Un seul cépage compose ces vins, l'assyrtiko. Vous avez vite comprendre : ca se passe dans les îles grecques, sous le soleil et sur l'île de Santorin, exactement.
On y cultive ce cépage incroyable dans les conditions que vous imaginez : du soleil, beaucoup de vent, des ceps courbés, tout cela est d'une violence folle.
On retrouve tout ça dans les vins d'assyrtico de Santorin, en général et surtout, dans ceux du Domaine Hatzidakis (en bio) que j'avais eu la chance de visiter en 2004.
Le problème : ils sont introuvables en France. Ben oui, les vins grecs, vous en connaissez beaucoup, vous des amateurs de vins qui les ont déjà essayés?
C'est le moment où jamais.
Et puis ce petit caviste de la rue Paul Bert, à Paris, à la lisière du 11 et du 12 eme (métro Faidherbe-Chaligny) est non seulement sympathique, un vrai passeur de vins, mais il se trouve à quelques mètres de l'un de mes bistrots à vins préférés à Paris, le Bistrot Paul Bert.
A vous de jouer maintenant.


Crus et decouvertes
7 rue paul bert
Paris 11è
01 43 71 56 79












mardi 15 juin 2010

J'Y SERAI LUNDI PROCHAIN

Le vignoble du Priorat...
Du côté de Gratallops, Falset, Toroja et El Lloar, à 2 heures de route au sud de Barcelone,
Je suis heureux d'y être à nouveau, ses collines me manquent
Programme extrêmement chargé entre lundi et jeudi
Je vous ramène des images de mon reportage (à paraître dans le numéro de septembre de la RVF), promis



vendredi 11 juin 2010

mercredi 9 juin 2010

OENOTOURISME : ils sont géniaux, ces valaisans...





Le Valais est l'une des destinations majeures en Europe pour tous les amoureux du vin. Pas simple, pourtant de s'y retrouver dans ces pentes vertigineuses où se cachent parfois les plus grands vignerons.

Vous avez un iphone? Les valaisans ont imaginé ceci : une application gratuite, simple, intuitive, intelligente, qui permet notamment de repérer en temps réel les encaveurs du secteur où vous vous trouvez, au fil du très fameux chemin du vignoble (Weinweg) entre Martigny et Loèche.

Un exemple dont tous les syndicats viticoles en France feraient bien de s'inspirer, à bon entendeur...


mercredi 26 mai 2010

Une étape voluptueuse au coeur des grands crus de Bourgogne

Le village de Vosne-Romanée, entre Dijon et Beaune. C'est là que se trouve le Domaine de la Romanée-Conti, et les vins les plus prisés de la planète.

Vosne est une sorte d'épicentre Richter 8, faites le test avec un amoureux du vin en prononçant juste "Vosne-Romanée", vous verrez, j'en rigole déjà.

Le drame est qu'à Vosne, mis à part les vignes et les vignerons, il n'y a pas grand' chose.

Y dormir? Hum, pas simple. Mon adresse à moi y est d'autant plus précieuse. Au coeur du village, chez la vigneronne Anne Gros.

Les vins d'Anne, parlons-en, sont taillés comme des diamants, dans un style où jamais la pureté ne fait défaut. On ne déguste pas son Richebourg, son Clos-Vougeot ou son Hautes-Cotes-de-Nuits blanc (dont je raffole aussi), on écoute le chant d'une terre singulière. Bien sûr que les grands bourgognes nous dépassent. Bien souvent, devant ces vins, les mots viennent difficilement, même pour nous, à qui on prête des talents d'experts. On ne boit pas ces vins, ce sont eux qui nous mettent à leurs pieds. Parfois on ne sait même plus très bien comment on s'appelle après de telles émotions mystérieuses.

Pas d'esbroufe, jamais de clinquant à Vosne, inutile de jouer les hobereaux, les gens du village savant très bien que tout n'est qu'intériorité dans ces vins. Les vignes sont là, autour du village, et c'est tout.

Il arrive qu'ils vous prennent doucement à la gorge, ces ceps, par surprise, comme leurs vins. Je ne chanterai pas la litanie des grands crus de Bourgogne. Le terroir n'est rien sans le geste du vigneron qui l'interprète, qui donne sa vie pour lui. Anne partage désormais sa vie entre la Bourgogne et un paradis secret en Minervois ou elle joue une autre partition avec le même ciselé d'archet.

Ses vins s'arrachent entre amateurs mais Anne Gros a pensé au gîte de ses clients et des autres voyageurs de passage. D'où cette maison d'hôtes de la Colombière, surgie il y a 3 ans, et que je vous recommande. Depuis le début du tournage de mon film sur le Domaine de la Romanée-Conti, j'y dors avec mon équipe. Tiens, j'y serai demain soir, justement. Je penserai à vous. Ma chambre préférée, les Verroilles, 75 euros pour deux.









MAISON D'HÔTES LA COLOMBIÈRE - 11, rue des Communes - 21700 Vosne Romanée
Tél : 03 80 61 07 95 - Fax : 03 80 61 23 21 - E-mail : 
domaine-annegros@orange.fr et www.maison-lacolombiere.com/fr/acti_oeno.htm

Epatantes activités oenotouristiques, dont une lecture du paysage avec dégustation. 











TERROIRISTES CORSES



http://www.larvf.com/,video-corse-millesime-2009-conseils-achat-vin,12580,1116639.asp



Cliquez sur le titre du post pour activer la video.







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L'outil qu'il vous faut : la carafe RAIN MAN





Je vous le répète régulièrement : il vous faut aérer les vins jeunes (moins de 3 ans d'âge) que vous buvez. Si vous ne prenez pas cette peine, le vin vous fera la tronche et c'est bien normal. Ca vous plairait, à vous, qu'on vous laisse recroquevillé dans une caisse pendant 2 ans? Et puis, tout d'un coup, on vous déplie, on vous met en pleine lumière, vous êtes aveuglé, des tas de gens alentour parlent de vous comme du nouveau-né que l'on vient visiter à la clinique?
Non? Pour le vin c'est pareil.


Le vin, c'est vivant, et la vie a besoin d'air.


On peut bien sûr aérer directement son vin dans son verre, en le faisant tourner par le pied ou la jambe, comme les pros (le swirl, comme disent les angliches, ça pose toujours son homme). Mais on peut faire plus simple, en passant la vin en carafe, dans une jolie carafe comme celle-ci, parfaitement design et originale, que la designer suédoise Matilda Sundén Ringnér, pour le verrier Skruf Glasbruk.


Non, c'est pas du IKEA, vous me le recopierez 20 fois, le nom de Matilda, pour votre peine.


Vous le savez, je considère qu'un produit doit être accessible à tous. Vous ne percerez pas vos poches en payant le Rain Man Decanter, puisque on peut l'acheter en ligne à 39 euros ici.


ou ici aussi, 5 euros plus cher.


Je vous installe aussi le site de la designer en question.


Non, non, je vous en prie, ça me fait plaisir.

jeudi 20 mai 2010

JUBILATOIRE et avec deux bouts de ficelle





Vous le savez, j'essaie à chaque fois que je peux, de vous amener sur les chemins de la simplicité.

Avouez-le, en l'espèce, comme disent les juristes, on ne peut pas faire mieux.

Ce Pierre Lota, c'est peut-être vous, au fond, je trouve que vous vous compliquez trop la vie, et je ne suis pas le premier à vous le dire, pas vrai?

Alors, faites simple.

Et buvez frais.

mercredi 19 mai 2010

Ce soir, à la générale de la Confidence des oiseaux, au TN de Chaillot


Ce soir, je repensais avant d'entrer dans la salle à cet homme-arbre dont j'ai vu récemment plusieurs photos, peut-être en avez-vous entendu parler. Une étrange maladie (un papillomavirus) avait eu pour conséquence (le cas est très rare) un développement inouï d'une sorte de bois sur la peau de cet homme, partout, des pieds au visage. Des branches, oui, des branches, avait fini par lui pousser des mains et des bras. Progressivement, l'homme s'effaçait, cédant sous la force de la pousse de cet arbre humain.
Apprenant le cas de cet homme (soigné depuis), je m'étais dit alors que des oiseaux auraient forcément l'idée un jour ou l'autre de venir faire leur nid dans les bras de l'homme, pendant son sommeil.
Ce sentiment m'avait mis en joie.
C'est avec la même joie simple que je me suis rendu ce soir, pistonné que je suis, à l'invite qui m'était faite d'assister à la générale de "La confidence des oiseaux" au Théâtre national de Chaillot, qui affichera sans doute complet tous les soirs jusqu'au 30 mai.
Danseurs et oiseaux évoluent ensemble sur scène pendant un peu plus d'une heure, l'espace de quelques "tableaux" dont certains laissent sans voix (notamment l'avant-dernier), il faut bien le dire. Oiseaux vivants, non pas dressés mais grandis au sortir de l'oeuf avec les danseurs. Entre ces danseurs et ces pies, geais, corneilles et autres espèces que je n'ai pas reconnues, une complicité folle.
Une chorégraphie épatante, très contemporaine, mais sans ces excès de gueule et d'esbroufe qui signent l'époque.
Un spectacle dont on ne ressort pas volé.

mercredi 12 mai 2010

Chute, fracas et silence, lisez DITS DU GISANT




Des histoires d'hommes qui montent, qui penchent et qui marchent, on en lit souvent. Les récits d'hommes qui tombent sont bien plus rares. Et pourtant, tout est là, dans la chute. Dans l'aiguille des Pèlerins, au-dessus de Chamonix, où Jacques Perrin se trouve ce 9 février là, dans une voie d'escalade au nom prédestiné, One Step beyond ("un pas au-delà")...

Jacques Perrin a les mots pour le dire : "quand on tombe, on ne cesse jamais de tomber"...

Pulverisé, il le sera des mois durant, le corps en lambeaux, de chambres d'hôpital en salles d'opérations. Avec quels mots raconter la pesanteur, la douleur et la grâce retrouvée? Ceux de Jacques Perrin sont des incises sur incises gagnées, à l'arraché, sur le noir sans lumière. Et c'est cela qui nous bouleverse tant, au fond, dans Dits du gisant. Cette façon de raconter la volonté sans certitude, sans la grandiloquence attendue, un peu comme l'aurait fait un Erri De Luca, à qui je n'ai pas cessé de penser durant le livre de Jacques Perrin.

La montagne n'a pas voulu de lui. Mais elle mettra un temps infini à le décider.

Puis le visage se refait, les mots reviennent. Le rétablissement  est là. Le visage sort de l'ombre.

Mais le mot sans ombre est pareil au vin sans ombre. Immense buveur de vin, Jacques Perrin sait depuis longtemps ressentir tout le jeu entre la réalité qui s'empare de nous et ce que nous en percevons. Il sait mettre à distance ce corps qui durant ces mois habite la douleur et l'ombre. Qu'on ne s'y trompe pas, Dits du gisant n'est pas un récit sur la mort, ni sur la vie, du reste, mais sur la fragilité. L'un des mots sublimes de la langue française.

Je m'amuse à penser à la première forme de verticalité du livre, celle de la montagne, du dessus, qui se transformera durant le récit en une autre verticalité, celle du dessous, du goût de la terre, et apportera sa part d'apaisement par le message du vin dans ce corps meurtri.

Comme le dit si bien Jacques, on ne boit pas, on "boit à ". A l'apaisement, donc.

Merci pour ce grand livre, cher Jacques Perrin. Tu liras plus bas en forme de dédicace, un morceau de Fureur et mystère...

J'habite une douleur (poème pulvérisé)

Ne laisse pas le soin de gouverner ton coeur à ces tendresses parentes de l'automne auquel elles empruntent sa placide allure et son affable agonie. L'oeil est précoce à se plisser. La souffrance connaît peu de mots. Préfère te coucher sans fardeau: tu rêveras du lendemain et ton lit te sera léger. Tu rêveras que ta maison n'a plus de vitres. Tu es impatient de t'unir au vent, au vent qui parcourt une année en une nuit. D'autres chanteront l'incorporation mélodieuse, les chairs qui ne personnifient plus que la sorcellerie du sablier. Tu condamneras la gratitude qui se répète. Plus tard, on t'identifiera à quelque géant désagrégé, seigneur de l'impossible.
Pourtant.
Tu n'as fait qu'augmenter le poids de ta nuit. Tu es retourné à la pêche aux murailles, à la canicule sans été. Tu es furieux contre ton amour au centre d'une entente qui s'affole. Songe à la maison parfaite que tu ne verras jamais monter. A quand la récolte de l'abîme? Mais tu as crevé les yeux du lion. Tu crois voir passer la beauté au-dessus des lavandes noires...
Qu'est-ce qui t'a hissé, une fois encore, un peu plus haut, sans te convaincre?
Il n'y a pas de siège pur.

René Char 

Pour vous procurer DITS DU GISANT, c'est ici : http://www.amazon.fr/Dits-du-gisant-Jacques-Perrin/dp/2881088902/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1264753153&sr=8-1

Le blog de Jacques Perrin : http://blog.cavesa.ch/


lundi 10 mai 2010

Je cuisine World, je bois quoi?

World-food, cuisine fusion, ethnic cooking, les cuisines du monde s’invitent à table. Que boire avec ces saveurs originales et parfois explosives?


Japon. Avec des sashimis de thon, saumon blanc et rouge accompagnés de wasabi et riz nature.
Crémant de Bourgogne 2006 du domaine Les temps perdus. Prix : 8,50 € au Domaine à Prehy (tel : 03 86 41 46 05 ). Voir mon post du 27 octobre 2009.
Antisèche : un effervescent – comme ce Crémant – joue sur un contraste réussi avec ces bouchées de poisson cru gras par la vivacité de ses fines bulles.



Afrique. Avec un mafé de bœuf (sauce à l’arachide, ail, piment et pommes de terre).
Little Garance, Vin de table rouge 2008 du Domaine Rouge Garance. Prix : 4 € env. au Domaine à Saint-Hilaire d’Ozilhan (tel : 04 66 37 06 92).
Antisèche. Pour rafraîchir ce plat délicieux mais pas franchement aérien (l’arachide !), ce rouge léger comme une plume est parfait.



Chine. Avec un rôti de porc caramélisé au miel, soja noir et jus d’oranges.
Eloge d'automne 2005, vin de table, Domaine Terre des Chardons (Gard). Prix : 15,50 € sur www.vins-étonnants.com. 
Antisèche. Il faut oser un accord aussi improbable, à priori, entre un vin blanc liquoreux et ce plat sucré-salé. Résultat : une harmonie…très zen !



Thaïlande. Avec des crevettes sautées au lait de coco, galanga, citronnelle, basilic thaï et amandes.
Chablis La Boissonneuse 2008 du domaine Jean-Marc Brocard. Prix : 13,80 € au Domaine à Prehy (tel : 03 86 41 49 00).
Antisèche. Epicé, iodé, citronné, ce Chablis l’est exactement comme ce plat. Un fascinant jeu de miroirs.



Inde. Avec un Curry d’agneau et riz basmati.
Gewurztraminer d’Alsace 2008 cuvée « les éléments » du domaine Bott-Geyl. Prix : 11 € au domaine à Beblenheim (tel : 03 89 47 90 04).
Antisèche. Ce vin blanc au toucher de bouche très « satin » donne un chic fou à ce plat souvent un peu rustique.




Tex-Mex. Avec des Fajitas de bœuf et salsa à la tomate, oignon, coriandre et piments jalapeño.
Côtes du Rhône villages rouge 2008 du Domaine d’Andezon (Cave des vignerons d’Estézargues). Prix : 7,10 € à la Cave (tel : 04 66 57 03 64).
Antisèche. Un vrai combat à coup de flèches épicées et de fruits noirs poivrés. Explosivo !




Maghreb. Avec un tajine de poulet aux citrons confits, amandes, raisins et olives.
Gigondas cuvée « le Grand Montmirail » 2007 du Domaine Brusset. Prix : 15 € au Domaine à Cairanne (tel : 04 90 30 82 16).
Antisèche. La richesse des arômes du plat appelle un vin à la hauteur : puissant, gras et sensuel comme un parfum oriental.


BONUS TRACK



« Cuisine et influences, vins d’ici et goûts d’ailleurs » de Marc et Philippe Delacourcelle. On craque forcément pour cet ouvrage culinaire singulier, fruit des nombreux voyages en Asie de ces deux frères fins restaurateurs à Paris (le Pré Verre, 5ème arrdt.). Au menu, des recettes fusion intrépides (mais faciles) qui tirent le meilleur parti des produits et des préparations lointaines telles le démoniaque « chou Shanghai au caramel d’olive noire » ou le « confit froid de fenouil à l’orange et à la coriandre ». (Agnès Viénot Editions, 2006, 192 p., 29 €).




« Le vrai goût du Mali, une traversée du pays en 50 recettes » par Lydia Gautier et Jean-François Mallet. Attention !, cet ouvrage n’est pas qu’un livre de cuisine de plus mais une petite merveille de culture et d’histoire des diverses traditions culinaires de ce pays dont la fameuse « cuisine du désir ». De quoi réchauffer nos cœurs et nos corps cet hiver. Photographies sublimes. (Editions Aubanel, 2006, 159 p., 37 €).









Acheter ses épices en ligne? C'est possible et c'est ici, chez Olivier Roellinger, le top du top 
www.maisons-de-bricourt.com/shop_roellinger/index_boutique.php








La world-food sur le Net 
On file sur le site saveurs du monde, une vraie cyber-caverne d’Ali Baba pour dingues de cuisines du monde. Ce diable de site québécois fourmille de mille et une recettes classées par pays selon leurs régions et leurs traditions. Il décrit quantité de produits, exotiques pour la plupart. On en choisit un sur une envie, on valide et hop, apparaît une liste de recettes détaillées (et illustrées) de grands chefs. Juste indispensable. www.saveursdumonde.net







dimanche 9 mai 2010

Dans la série "Si vous aimez ça...vous adorerez ce vin"...Noir c'est noir





Marée noire, retour des cendres noires du Eyjafjallajökul, le noir est partout en ce moment. 


Ce noir parfois si lumineux, dans l'oeuvre du peintre Pierre Soulages et au fond, dans certains vins aussi. Des vins blancs, rosés, gris, rouges, ça, on connaît. Mais des vins noirs? 


En matière de vin, tout est question d'humeur, il y a des soirs, où j'ai envie de légèreté, de finesse, d'autres où c'est de noir dont j'ai besoin, de matière, de Mahler, que ça cogne, c'est comme ça, mais attention, sans m'assommer. Le vin doit demeurer liquide et me ramener à la vie après, c'est ça aussi, ce que je lui demande. 


Pas facile à dénicher, un grand vin noir. Cahors, (surnommé "vin noir")? Non, pas aujourd'hui. 


Bandol? Trop fastoche. 


Alicante? Là, on se rapproche bigrement, j'ai le souvenir ému de ce pur Alicante-Bouschet, le roi des cépages dits "teinturiers" qui fut tant utilisé pour donner de la couleur à quantité de Bordeaux ultra dilués pendant des décennies; pour le plaisir, le remarquable vigneron Christophe Bousquet, du Domaine de Pech-Redon, en Languedoc, dans le massif de la Clape, en fit un stupéfiant vin de pays, pour une expérience extrême. Mais à ma connaissance, l'attachant Christophe a arrêté la production de ce vin. Non pas que des clients à lui étaient devenus aveugles, ça, non. Mais notre homme a recentré récemment sa gamme, et ça c'est bien normal pour un vigneron comme lui désormais en bio, avec tout le travail dans les vignes que ça suppose.


Madiran (issu du cépage - variété de raisin - Tannat, qui, comme son nom l'indique, tanne le verre comme aucun autre ou presque)? Mouais...why not, mais  bon, j'ai autre chose pour vous. Reprenons. 




Si vous aimez ça...








Vous devriez forcément adorer ce vin : 











Thierry Navarre, dans les derniers contreforts des Cévennes, à Roquebrun, dans l'appellation Saint-Chinian (un vin qui l'on donnait jadis aux malades pour les remonter). J'ai rencontré l'homme plusieurs fois lorsque je travaillais avec Jean-Pierre Coffe. La cuvée Olivier, c'est un pur jus de schistes, de terre, de fruits noirs réglissés. Un vin qui plairait sans doute beaucoup à Jean Nouvel. Compter une dizaine d'euros, pas plus.


Maintenant, à vous d'imaginer le frichti qui va avec.



vendredi 7 mai 2010

"Austérité", "rigueur", apprenons à tout diviser

Quand la rigueur est décidée par messieurs Sarkozy et Fillon, leurs amis et les amis de leurs amis, on doit apprendre à tout diviser pour vivre ou... survivre, pour les plus fragiles d'entre nous.

Le communiqué de Matignon précise : « Les dépenses de fonctionnement courant de l'Etat diminueront de 10% en trois ans, avec une baisse de 5% dès 2011. Un effort de productivité de même ampleur sera demandé aux opérateurs de l'Etat. » L'ensemble des dépenses « d'intervention » fera l'objet d'un « réexamen ». Décodons : par "dépenses d'intervention", il faut comprendre les dépenses d'aide à l'emploi ou au logement…

Rien de tel que ce sujet mitonné par les géniaux Magne & Viard pour faire réfléchir. Régalez-vous et...n'oubliez pas de diviser.

J'ai trouvé le truc pour doper le business du vin!

jeudi 6 mai 2010

花見 l'HANAMI QUI VOUS VEUT DU BIEN



L'hanami,  ça vous dit quelque chose? Non? Vous allez voir, ça va vous plaire.
Cette tradition japonaise consiste à se livrer à la contemplation des pruniers (ume) puis, chronologiquement, des cerisiers (sakura) en fleurs, chaque année, entre amis ou en famille, bien souvent à l'occasion d'un beau pique-nique sous les arbres.
Chaque année, au Japon, entre mars et mai, c'est la même histoire, les télés couvrent cet événement très populaire, des prévisions journalières indiquent aux téléspectateurs les mouvements de la ligne de floraison pour prévoir les prochains lieux d'hanami..

Faites l'hanami, pas la giri. Je suis à 100% l'auteur de ce jeu de mot alambiqué et fier de l'être. Vous aussi, faites la fête sous un arbre en fleur, sortez victuailles, couverts, beaux verres en verre, sel, poivre, bougies, sauciflard, vins et instruments. Et profitez de la vie avant qu'il ne soit trop tard.

Dans la série "Si vous aimez ça"...

Si vous aimez ça...


peinture du XVe s. attribuée à Luciano Laurana


Vous adorerez ce vin-là :


Domaine Bernard Moreau père et fils, Chassagne-Montrachet 1er cru Les Grandes Ruchottes blanc 2007.



Même construction fascinante toute en perspective, même soin du détail, même atmosphère dans le tableau et dans le vin. Deux chefs d'oeuvre.




Le travail des enfants dans les plantations de tabac au Brésil : Une enquête exceptionnelle diffusée à A BON ENTENDEUR




Depuis le 1er mai, fumer est interdit dans les établissements publics de toute la Suisse, à quelques exceptions près. Les plus grands cigarettiers vont pourtant continuer à rouler sur l'or ! Les trois plus grands s'approvisionnent au Brésil, où des enfants travaillent dur dans les plantations. Le tabac nuit gravement à la santé, pas seulement à celle des fumeurs. Des familles entières de planteurs sont intoxiquées par une culture qui leur apporte juste de quoi vivre et des dettes ! Reportage exceptionnel dans le sud du Brésil diffusé dans l'émission A bon entendeur,  pour laquelle j'ai l'honneur de travailler depuis 6 ans.

Visionnez-là gratuitement sur le site de l'émission à www.tsr.ch/emissions/abe.

Rediffusions sur TV5 Monde.




mercredi 5 mai 2010

Dans la série "Si vous aimez ça"...

Si vous aimez ça


Paul Klee, Maibild, huile sur toile, 1925.



Vous devriez adorer ça


DOMAINE DE LA GRAGE DES PERES, vin de pays de l'Hérault rouge 2001



REW : A revoir aussi mon post du 17 juin 2009 qui a initié la démarche : http://augoutdumonde.blogspot.com/2009/06/dans-la-serie-un-vin-un-tableau.html




REW (2) : pour en savoir plus sur la Grange des pères, foncez sans attendre sur le site de mon ami Jacques Perrin, qui vient justement de faire une dégustation mémorable de cette Grange des pères, c'est extra et c'est ici :


http://blog.cavesa.ch/index.php/2010/05/02/196293-la-grange-des-peres-grand-vin-mythique-du-languedoc











LE BEAUJOLAIS BU DU CIEL


au-dessus de l'appellation Moulin-à-Vent.