Visionnable sur Youtube en deux parties
PARTIE 1
PARTIE 2

Une grande bouteille, ça s'attend. Pourquoi vous précipitez-vous tout le temps comme ça? Ne mentez pas, je vous ai aperçu l'autre jour, dégoupillant sans y penser un illustre riesling Grand cru du millésime 2007. Une semaine auparavant, c'était un sublime Savennières du même millésime à qui vous vous veniez de donner le coup de grâce.












Choc
Une déchirure à notre art
Une danse absente
Une part manquante de l'humanité
Une sérénité
Un vide dans l'univers
Pina
La plus grande et adulée chorégraphe de notre temps
Une poétesse des rêves ; le beau, le brutal.
Le réalisme des affrontements entre les hommes et les femmes
Le tragique, le joyeux, le désespéré.
Son humour ironique, offrant une perspective à nos émotions cachées...
Ses regards plongeant dans l'esprit de la raison et de l'absurde.
Elle a créé son art... pour nous faire méditer, rire, pleurer, imaginer.
L'inspiration de Pina, sa persévérance,
Son génie, ses chefs-d'oeuvre : tels sont ses dons a notre mémoire collective. Merci Pina.
Des fleurs sur la colline
Des pétales répandus sur les jours jusqu'à...
« Les maîtres ne meurent pas, ils dorment seulement. »
(traduction : Estelle Garnier, Centre chorégraphique national de Roubaix)
Shock
Something torn apart from our art
A missing dance
A missing piece of humanity
A stillness
A hole in the universe
Pina
Our greatest and most beloved choreographer of our times.
A poet of dreams ; the beautiful, the brutal.
A realist of confrontations between man and women,
The tragic, the joyful, the forlorn.
Her ironic humor, giving to us a perspective of our unsaid emotions...
Insights delving into the human mind of reason and the absurd.
A visionary, creating a unique language of dance-theatre, a revolution.
She created her art... for us to ponder, to laugh, to cry, to imagine.
Pina's inspiration, her perseverance,
Her genius, her masterpieces : are our gifts of shared remembrance. Thank you Pina.
Flower flower on the hill
Petals strewn over days until...
?Masters don't die, they're just sleeping.?



Pour le cas où vous auriez loupé sa récente diffusion sur Arte, ne manquez sous aucun prétexte de découvrir en DVD ce documentaire exceptionnel sur un pianiste pas comme les autres. Le film est signé Bruno Monsaingeon, à qui on doit déjà plusieurs portraits de haute volée dont un particulièrement étonnant de Glenn Gould.

Nietzsche, dans son savoureux Ecce Homo ("Pourquoi j'en sais si long"), écrit ceci : "un verre de vin ou de bière par jour suffit à me faire de la vie une vallée de larmes".




Udon? Udon. Ou donc? On verra plus tard, please. Au Japon, les pâtes UDON sont, avec les SOBA et les SOMEN (d'origine chinoise), les plus populaires.
Epaisses, plates, (fabriquées à partir de farine de blé) elles se mangent chaudes ou froides, souvent au cœur d'un bouillon.
Oui, un bouillon, exactement, l'une des plus belles choses que l'homo-gastronomicus ait inventé.
Tous les repas pourraient commencer par un bouillon.
Pas besoin d'avoir lu Eloge de l'ombre (chef d'oeuvre de Junichiro Tanizaki) pour ressentir toute l'énergie qui s'en dégage. Car finalement, un bouillon, c'est beaucoup de philosophie, beaucoup de simplicité et de goût dans un peu d'eau chaude. Une eau délicatement parfumée dans laquelle les japonais font cuire ces fameux UDON.
Tous les repas devraient commencer par un bouillon. Découvrir à Paris l'art de la joie simple du bouillon UDON? Oui, mais où ça?
Pas si simple. Quasiment tous les établisssements japonais de la capitale n'en sont pas. Tout cela pue l'arnaque à plein nez, comme une contrefaçon made in China. Et alors? Impossible d'en rester là, de se contenter de râler encore et toujours, grattons, faisons mouche. Vous la voulez cette adresse? Ca se passe au cœur du 1er arrondissement de Paris. La rue Sainte-Anne et ses petites voisines nous amènent dans le Tokyo de Paname.
Au coin de la rue Thérèse et de la rue Sainte-Anne, beaucoup ne jurent que par SAPPORO dont la réputation est très exagérée. Mais à 10 mètres de là, en remontant la rue Sainte-Anne vers l'Opéra, sur le même trottoir, on s'arrête devant chez KUNITORAYA. De l'extérieur, tout paraît minuscule. Bien vu : seules 15 personnes suffisent à rendre l'endroit bondé! (en fait une seconde salle se trouve en sous-sol mais, ayant une sainte horreur de dîner en cave, je n'y suis jamais descendu).
Passez le seuil, vous êtes au Japon. L'atmosphère est presque suffocante, tout le monde s'agite autout de vous. Mais personne ne crie pour annoncer les plats, le service s'exécute avec fluidité, sans perdre d'énergie. Je commande bien sûr un bol de KAMO UDON, bouillon de UDON au canard toujours impeccablement cuit, au fondant assez incroyable.
François Simon (le plus illustre de mes confrères, critique gastronomique au Figaro, qui se réincarnera sans doute en virtuose du sumi-e lorsque sera pour lui venu le moment d'aller tester le matériel), eh bien François Simon aimerait sûrement cette cantine pour tout ce qui en transpire de sain, de simple et de vrai. Il faudrait que je lui en parle.
Pour le paraphraser : "faut-il y aller?" Bien sûr que oui. Tout de suite? Et plus vite que ça..
KUNITORAYA. 39 rue Sainte-Anne, 75001 Paris, tél : 07 47 03 33 65. Ouvert tous les jours de 11h30 à 22 h. Attention, chiens et cartes de crédit ne sont pas acceptés.